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Faits divers – Justice

400 personnes filmées par un voyeur dans des toilettes publiques des Côtes d’Armor

mardi 26 juin 2018 à 22:58 - Mis à jour le mercredi 27 juin 2018 à 7:30 Par Johan Moison, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

Il dissimulait son téléphone dans des toilettes publiques de centres commerciaux ou encore d'une maternité. Au moins 400 victimes auraient ainsi été filmées par ce père de trois enfants. Le tribunal de Saint-Brieuc l’a condamné ce mardi à 9 mois de prison avec sursis et l’oblige à se soigner.

Le palais de justice de Saint-Brieuc
Le palais de justice de Saint-Brieuc © Radio France - Johan Moison

Saint-Brieuc, France

C’est une jeune femme, Joséphine*, qui découvre le pot aux roses en avril 2017 dans les toilettes du Super U  de Loudéac en avril 2017 : un téléphone portable "qui filme depuis 8 minutes" posé sur une poubelle et dissimulé sous du papier

Ecoutez l'incroyable témoignage de Joséphine qui a découvert le portable caché dans des toilettes publiques

400 victimes recensées

L’auteur, père de trois enfants, magasinier-cariste, dans le secteur de Loudéac est rapidement identifié. Chez lui, les gendarmes trouvent dans son ordinateur 200 gigaoctets de vidéos tournées dans des toilettes publiques entre 2014 et avril 2017. "Au moins 400 victimes recensées", explique la présidente du tribunal.  

"Vous avez installé votre téléphone dans les toilettes de centres commerciaux et même à la maternité de l’hôpital de Saint-Brieuc, à la maternité !", s’étrangle la présidente. 

J'ai honte d'avoir fait ça

L’homme bafouille à la barre en parlant "de frustrations" dans son couple, "il ne se passait plus grand-chose avec ma femme", dit-il. "J’ai honte d’avoir fait ça".  "Depuis cet incident, j’ai du mal avec mon conjoint, je n’ose plus aller dans les toilettes publiques", raconte Joséphine. C'est la seule victime au courant. 

Le prévenu est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, en l'occurrence ceux d'avril 2017. Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc l'a condamné à 9 mois de prison avec sursis. Condamnation assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans avec une obligation de soins. Le procureur réclamait un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans. 

* Prénom d'emprunt