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Faits divers – Justice

Condamné pour des sextos à un mineur, il comparaît une semaine plus tard pour exercice illégal du métier d'avocat

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Retour au tribunal pour le Sarthois condamné la semaine dernière pour l'envoi de photos pornographiques à un adolescent. Ce lundi 20 mai 2019, le prévenu est convoqué pour s'être fait passer pour un avocat pendant deux ans. La justice a répertorié une trentaine de victimes.

Le prévenu reste en prison jusqu'à son procès le 12 juin 2019
Le prévenu reste en prison jusqu'à son procès le 12 juin 2019 © Radio France - Ruddy Guilmin

Le Mans, France

Assis sur le même banc, à côté de la même avocate, face au même président de séance. Il y a comme un air de déjà vu, ce lundi après-midi au tribunal correctionnel du Mans. Au début de l'audience, ce Sarthois qui comparaît est invité - comme le veut la procédure - à redonner son nom, son prénom, sa date et son lieu de naissance. Pas de doute : l'homme de 37 ans, convoqué pour s'être fait passer pour un avocat est bien celui qui, il y a une semaine tout juste a été condamné à six mois de prison ferme pour corruption de mineurs. Précisément pour l'envoi de nombreux messages et photos pornographiques à un adolescent de 14 ans.   

Trois identités différentes  

Chemise blanche impeccablement repassée, l'homme, détenu à la maison d'arrêt des Croisettes à Coulaines, justifie sa demande de remise en liberté avec la même aisance que lorsqu'il assurait, la semaine dernière, ne pas savoir que le jeune homme rencontré sur Facebook était mineur. 

Au cours de l'audience, le procureur de la République avait alors relevé qu'il était "habitué à mettre du faux dans sa vie". Les pratiques qui lui sont aujourd'hui reprochés font étrangement écho à cette remarque : le prévenu est en effet convoqué pour s'être fait passer pour un avocat pendant deux ans, sous trois identités différentes (dont une féminine). Une vingtaine de personnes figurent parmi les victimes ainsi qu'une dizaine d'entreprises ou d'institutions. Finalement ce Sarthois sera jugé le 12 juin 2019. En attendant, le tribunal correctionnel du Mans a décidé son maintien en détention.