Faits divers – Justice

Condamné à sept ans de prison pour avoir poignardé un de ses camarades de classe

Par Yassine Khelfa M'Sabah, France Bleu Gironde samedi 21 mars 2015 à 10:23

lycée de l'estuaire Blaye
lycée de l'estuaire Blaye © Radio France

Quentin, un jeune de 19 ans, vient d'être condamné à la Cour d'Assises des mineurs de Bordeaux. Le jeune homme écope de sept ans de prison pour le meurtre d'un de ses camarades en plein cours, au lycée de l'Estuaire, à Blaye il y a deux ans.

L'affaire avait suscité une très grande émotion il y a tout juste deux ans à Blaye. Le 19 mars 2013, Quentin, un élève âgé de 17 ans à l'époque, avait - en plein cours - agressé de deux coups de couteau Sylvain, un camarade de 17 ans . La victime, touchée à la carotide, était morte deux jours plus tard des suites de ses blessures au CHU de Bordeaux. Le ministre de l'Éducation de l'époque, Vincent Peillon s'était rendu sur place. Et une semaine après le drame, un millier de personnes avaient participé à Blaye à une marche blanche en hommage à Sylvain .

Sept ans de prison

Le parquet général avait recquis douze ans de prison. Pour l'avocate de l'accusé Me Élodie Fourmon-Leclercq des "experts psychatriques ont relevé qu'il a cédé à une pulsion désordonnée qui a fait qu'il n'était plus maître de lui-même." Mais le jeune homme avait 17 ans au moment des faits. De ce fait, l'excuse de minorité a été pointée par le jury des assises. Quentin ira sept ans en prison et sera ensuite suivi pendant sept autres années.

L'avocate de l'accusé a indiqué que son client ne fera pas appel. Mais elle pointe aujourd'hui la "totale déresponsabilité de l'Éducation nationale qui dit n'avoir jamais été mis au courant de ces brimades". En effet, pour expliquer son geste, Quentin, âgé aujourd'hui de 19 ans, a expliqué qu'il était victime depuis plusieurs mois de harcélement au sein de sa classe. Une hypothèse rejetée par l'avocat de la victime Me Christian Blazy . Selon lui, le meurtrier présumé nourissait une haine démesurée à l'encontre de la victime, et le harcèlement n'est pas prouvé.