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Confinement en prison : des femmes de détenus lancent un appel au secours à la garde des Sceaux

Cinq femmes de détenus lancent un appel au secours à la garde des Sceaux alors que les parloirs et les activités sont suspendus en prison depuis le début du confinement. Dans une lettre adressée à Nicole Belloubet, elles dénoncent les conditions carcérales depuis le début de la pandémie de Covid 19.

Ni parloirs, ni activités pour les détenus depuis le confinement
Ni parloirs, ni activités pour les détenus depuis le confinement © Maxppp - Guillaume Bonnefont

C'est un appel au secours, arguments à l'appui, qui est lancé par cinq femmes de détenus dans une lettre adressée à la garde des Sceaux. "Depuis le confinement, tous les détenus sont en situation punitive" dénonce Léa Proust dont le conjoint est incarcéré à la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes (Ille-et-Vilaine). "Les deux punitions dans les prisons françaises pour les détenus ce sont le quartier disciplinaire ou l'isolement. Depuis le confinement, c'est l'isolement pour tout le monde, aucun activité et au mieux une promenade par jour. Certains ont le droit à du sport mais c'est rare. Ils sont tous dans des situations punitives." Depuis le 17 mars, Nicole Belloubet a interdit les parloirs et toute activité en prison.

L'hygiène en question

"Comment pouvez-vous faire respecter les mesures de protection essentielles préconisées contre le coronavirus dans les prisons" s'interrogent les auteures de la lettre. A la prison de Vezin-le-Coquet, la plupart des détenus ne portent pas de masques c'est "pour cela qu'on demande que chaque prisonnier puisse bénéficier d'un masque et de gels hydroalcooliques. Les protections dépendent de chaque directeur voire même de chaque bâtiment" témoigne Léa Proust. 

Maintenir les liens familiaux

Sans parloirs , il ne reste que le téléphone pour pouvoir garder des liens avec la personne proche incarcérée. "Certaines cellules ont des téléphones, mais la plupart du temps, le détenu doit téléphoner d'une cabine . Une cabine n'est pas forcément nettoyée régulièrement et les appels sont assez chers, 10 euros pour une heure. Pour le courrier, les délais de tri dans le prison et de traitement sont souvent longs, donc c'est compliqué pour avoir des contacts avec la prison".  La garde des Sceaux a annoncé à compter du 23 mars que chaque détenu bénéficierait de 40 euros par mois sur son compte téléphonique pour garder justement ce lien familial.  Les détenus les plus démunis bénéficient aussi d'une aide majorée de 40 euros par mois leur permettant de cantonner, c'est à dire de se payer des cigarettes ou de l'alimentaire. Pour les signataires de la lettre , c'est insuffisant. 150 familles de toute la France ont d'ailleurs rejoint le combat des cinq femmes de détenus.

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