Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Confinement : "il faut éviter les euthanasies dans les refuges", la SPA du Limousin est inquiète

-
Par , France Bleu Limousin, France Bleu Creuse

Avec le confinement, impossible d'adopter. Les refuges du Limousin se retrouvent donc dans une situation inédite : les entrées continuent mais aucune sortie d'animaux n'est prévue. Le risque de saturation étant donc réelle, des cadres de la SPA appellent à un assouplissement des règles d'adoption.

La SPA tente d'interpeller le gouvernement
La SPA tente d'interpeller le gouvernement © Radio France - Nicolas Blanzat

A Bort-Les-Orgues, le refuges d'animaux est arrivé à saturation depuis plusieurs jours. Les 12 places qui permettent en temps normal de recueillir les chiens errant et de les faire adopter sont remplies. La cause ? Plus aucune adoption n'a eu lieue depuis le début du confinement. 

Une situation qui a forcé l'équipe du refuge à s'adapter "Nous réunissons les chiens en fonction des affinités pour jumeler les cages". Le refuge a également dû faire appel à une pension canine voisine pour aider à garder certaines bêtes. L'objectif est clair : "Aucune euthanasie d'ici la fin du confinement". Pourtant un peu partout en France le débat commence à émerger dans les refuges en particulier de petite taille et la SPA s'inquiète au niveau national. 

Les refuges réclament une simplification des adoptions

Avec un nombre de sortie proche de zéro, les refuges sont pleins et l'association demande donc des aménagements pour simplifier les procédures d'adoption comme l'indique Guy Donnart le président de la SPA de Haute-Vienne : "Nous pourrions imaginer des entretiens par téléphone avec ceux qui aimeraient adopter ou alors que nous allions chez les gens déposer directement les animaux ", des demandes sont en cours auprès du ministère de l'agriculture

En Corrèze, un refuge a décidé d'aller de l'avant et de continuer les adoptions. Il s'agit de celui de Brive-La Gaillarde dirigé par Frédéric Gillot. Selon le président du refuge, il existe un décret autorisant les éleveurs de chats et de chiens à continuer les adoptions "Pourquoi nous n'aurions pas le droit de livrer nous aussi ?". Frédéric Gillot l'affirme, si son refuge n'est pas plein c'est que les adoptions continuent chez lui : "Je respecte les gestes barrières, je dépose les animaux devant les maisons, et étant salarié, j'ai droit à une attestation professionnelle (il faut que je nourrisse les chiens chaque jour)". 

L'euthanasie n'est pas une méthode de gestion acceptable 

Peu de refuge acceptent pour le moment ce procédé qui n'a pas d'existence légale. Pourtant une solution devra être trouvée faute de quoi les refuges mettent en garde contre le risque d'euthanasie de milliers d'animaux selon Guy Donnart, "Il faut que nous ayons notre dérogation, que les préfecture agissent car les refuges ne peuvent pas se résoudre à l'euthanasie, l'euthanasie n'est pas une méthode de gestion acceptable". 

En attendant la solidarité se manifeste. La SPA de Creuse se dit prête à aider les départements voisins selon Nathalie Gillet sa présidente. Pour le moment rien n'est officiel mais si les problèmes persistent des propositions de transferts pourront être faites, même si de l'avis de tous, ce n'est pas la solution la plus simple pour les refuges. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess