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Confinement : le procureur de Bordeaux alerte sur les violences intrafamiliales, notamment sur les enfants

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Par , France Bleu Gironde

Au bout d'un mois de confinement, les déferrements pour violences conjugales ont doublé au parquet de Bordeaux. Le procureur de la république, Frédérique Porterie, se dit encore plus inquiète pour les enfants victimes, pour lesquels les relais de vigilance sont moins nombreux.

Image d'illustration de violence sur mineur.
Image d'illustration de violence sur mineur. © Maxppp - THIERRY BOUGOT

Les violences intrafamiliales, potentiellement exacerbées pendant le confinement, représentent un enjeu majeur pour la justice. En Gironde, la police et la gendarmerie recensent des interventions pour violences conjugales en hausse de 30% depuis le début du confinement, ce qui correspond à la moyenne nationale. Des affaires qui sont également de plus en plus nombreuses devant le tribunal de Bordeaux. 

Sur les trois premières semaines de confinement, le parquet de Bordeaux note une moyenne de neuf déferrements hebdomadaires d’auteurs de violences conjugales. Les deux-tiers se traduisent par des convocations devant le tribunal et le tiers restant en comparution immédiate. Sauf que la quatrième semaine de confinement a vu ce chiffre doubler : on passe de 9 à 15 déferrements, des statistiques que rapporte Frédérique Porterie, procureur de la république de bordeaux. "Plus le confinement avance, plus la cohabitation devient compliquée et complexe. Mais je pense que les relais sont nombreux, du fait de la forte médiatisation de cette problématique devenue centrale depuis le grenelle sur les violences faites aux femmes.

Appels au 17, au 112, au 3919, mais aussi sms au 114, la plateforme d'alerte en ligne ou encore les dispositifs dans les pharmacies, "les femmes ont les moyens de donner l'alerte, même si cela ne signifie pas forcément qu'elles le font" ajoute Madame le procureur qui pense également le public sensibilisé à ce sujet "notamment l'entourage familial, les voisins, les témoins."

Avec la fermeture des écoles, des relais de signalements pour les enfants se sont taris

En revanche, Frédérique Porterie se dit plus inquiète sur les sources de vigilance concernant les enfants victimes de violences intrafamiliales : "Les services sociaux continuent à faire remonter des signalements, notamment lorsqu'ils connaissent des familles qui pouvaient être en difficulté. Mais d'autres sources de signalement se sont taris : les écoles, les crèches, les centres aérés.... Ces signalements-là, forcément on ne les a plus." C’est pourquoi Madame le procureur de la République de Bordeaux encourage toute personne soupçonnant des violences sur mineurs dans son entourage à appeler le 119

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