Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Nord Franche-Comté : les associations environnementales s'opposent à la chasse pendant le confinement

-
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Deux associations de protection de l'environnement ont saisi les tribunaux administratifs de 23 départements contre les arrêtés dérogatoires qui permettent la chasse durant le confinement. Le Territoire de Belfort et la Haute-Saône sont concernés, leurs fédérations de chasse ne comprennent pas.

Panneau signalant une battue de chasse à l'entrée d'un chemin.
Panneau signalant une battue de chasse à l'entrée d'un chemin. © Radio France - Sylvie Duchesne

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) ont déposé des référés devant le tribunal administratif de Besançon, ce mercredi 18 novembre, contre les arrêtés qui autorisent la chasse pendant le confinement. Dans le Nord Franche-Comté, cela concerne le Territoire de Belfort et la Haute-Saône, mais 23 départements sont visés.  

Problématique d'encadrement

Depuis le 31 octobre, le ministère de la transition écologique, via un arrêté, dit "permettre aux chasseurs de limiter le dégât aux cultures" en autorisant, entre autres, les prélèvements de sangliers et de cervidés. Pour la LPO, il y a d'abord une problématique d'encadrement. "On n'a jamais interdit aux chasseurs de continuer à faire des battues, mais le préfet peut dire que c'est aux louvetiers de s'en occuper. C'est-à-dire qu'on met à l'arrêt pendant un mois la chasse pour leur permettre de faire le travail, ce n'est pas non plus catastrophique et c'est réalisable", affirme Bernard Marchisey, le président de la Ligue de protection des oiseaux en Franche-Comté, qui sera présent pour la décision du tribunal administratif de Besançon le 27 novembre.

Mais cette mesure d'encadrement est illusoire selon le président de la fédération des chasseurs de Haute-Saône, Michel Dormoy : "Faire croire que les 20 louvetiers de Haute-Saône vont pouvoir faire le boulot de 7000 chasseurs de grand gibier, c'est une aberration. On ne pas faire autrement qu'avec l'intervention des chasseurs. S'ils ne sont pas sur le terrain pour réguler ces espèces, ça sera évidemment le bordel dans tout le département."

Quel respect des mesures barrières ?

La LPO reproche également aux arrêtés de chasse la quantité d'espèces différentes qui peuvent être tuées. "On n'est pas contre le fait de tirer les sangliers, les cervidés et les chevreuils dans les zones où il y a des dégâts occasionnés par ces animaux. Mais qu'on aille au delà et tuer aussi les corvidés, les blaireaux ou encore les renards, là je ne comprends plus", témoigne Bernard Marchisey. Des espèces pourtant bien classées "Esod", c'est à dire "susceptibles d'occasionner des dégâts", qu'il faut éliminer justifie le président de la fédération départementale de chasse dans le Territoire de Belfort, Daniel Kittler : "Le blaireau occasionne des dégâts aux cultures parfois mais souvent aussi aux citoyens. Comme on a quelques problèmes de dégâts dans le département l'administration a souhaité ajouter le blaireau à l'arrêté. Ce qui m'étonne maintenant, c'est que les représentants des organisations départementales des ONG et que les deux personnes qualifiées au niveau environnemental n'ont émis aucune objection.

Enfin, autre passe d'armes : sur le respect des mesures barrières lors des battues. "Ils peuvent casse-croûter sans masques dans les bois", dénonce la LPO, ce que les deux fédérations de chasseurs contestent.

Les recours seront jugés le vendredi 27 novembre prochain, soit quelques jours avant un possible déconfinement

Choix de la station

À venir dansDanssecondess