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Confinement : les pires excuses entendues par les gendarmes en Picardie

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Par , France Bleu Picardie

La France a entamé sa troisième semaine de confinement contre le coronavirus. Pour sortir, chacun doit se munir d’une autorisation qui recense les motifs valables de déplacement. Mais les raisons évoquées par certains Picards ne correspondent pas toujours au cadre fixé par les autorités.

Bien qu'il y ait encore trop de monde dehors, la plupart des personnes contrôlées présentent une attestation en règle.
Bien qu'il y ait encore trop de monde dehors, la plupart des personnes contrôlées présentent une attestation en règle. © Radio France - Valentin Belleville

Dans la Somme, la police et la gendarmerie ont contrôlé plus de 55 000 personnes depuis le 17 mars pour faire respecter les mesures de confinement. Ils ont dressé près de 3500 procès-verbaux pour absence d’attestation de déplacement ou pour motif de sortie non-valable. Petit florilège des justifications entendues par les gendarmes picards.

"Ma femme est complètement ivre, j'ai besoin de prendre l'air"

En Picardie, la gendarmerie a procédé à des dizaines de milliers de contrôles. Et les militaires ont entendu des « excuses » parfois surprenantes. 

La semaine dernière à Villers-Bocage près d'Amiens, les gendarmes ont arrêté un conducteur, avec sa femme et ses trois enfants à l'arrière. Il a expliqué qu'il rentre  de chez son frère, chez qui il est « allé prendre l'apéro ». Une soirée visiblement arrosée puisque son taux d’alcoolémie s’est révélé positif.

Les gendarmes picard ont aussi eu droit aux justifications suivantes :

Je dois aller dans mon potager qui est à 1 km en motoculteur »

-« Je dois apporter des vêtements à mon mari, mais c’est ma fille qui doit m’emmener »

-« Je vais laver ma voiture »

-« Je vais faire le plein dans la station la moins chère »

-« Je vais gonfler mes pneus, il sont un peu à plat »

-« Je vais me balader en forêt »

-« Je vais acheter des graines pour planter des fleurs »

-« Je vais faire des courses dans tel village » (alors que la personne circule dans le sens opposé)

-« Je vais faire une promenade digestive, mais je suis tout seul, ça ne risque rien »

-« Je vais voir mon/ma petit(e) ami(e) »

-« Je vais dire bonjour à ma fille, elle habite juste à côté »

Ma femme est complètement ivre, j'ai besoin de prendre l'air »

La « palme » revient, pour l'instant, à cet habitant de l'Oise contrôlé à plus de 50 km de chez lui... parce qu’il voulait acheter du cassoulet dans son magasin préféré.

« Si vous voulez sauver des vies, restez chez vous. »

Des comportements jugés impudents par l'aspirant Bastien Ribard qui s'occupe de la communication de la gendarmerie en Picardie : « L’idée de ce confinement n’est absolument pas d’embêter nos concitoyens. _Nous traversons une crise sanitaire qui doit pousser chacun à prendre ses responsabilités_. Nous pouvons tous contribuer à sauver des vies. Et si vous voulez sauver des vies, restez chez vous. »

L’amende pour non-respect des règles de confinement s’élève à 135 euros. Et à 200 euros en cas de récidive.

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