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Confinement : un habitant du Val-d'Oise porte plainte après un contrôle de police violent

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Une nouvelle plainte contre des violences policières a été déposée en région parisienne après un contrôle lié au confinement. Un médecin a prescrit cinq jours d'ITT au plaignant du Val-d'Oise.

Un contrôle de police en période de confinement
Un contrôle de police en période de confinement © Maxppp - Michael Esdourrubailh

Alors que le confinement sera prolongé après le 15 avril, une nouvelle plainte a été déposée contre des violences policières lié à un contrôle d'attestation de déplacement dérogatoire. Un habitant de Saint-Ouen-l'Aumône, dans le Val-d'Oise se tourne auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), révèle France Inter.

Contrôlé au pied de son immeuble

Le jour du contrôle, Kevin Limoucin, 30 ans, se trouvait en bas de son immeuble où il vit depuis six mois avec sa compagne qu'il a rejointe depuis la Martinique avant la naissance de leur fille. "J'avais un petit souci sur ma voiture, je voulais changer les bougies si jamais il arrivait quelque chose avec mon bébé. Je venais de finir, je rentrais chez moi, lorsqu'un policier m'a dit 'contrôle'", explique-t-il. Un premier policier demande à voir son attestation : "Il ne m'a même pas dit bonjour, il m'a dit d'enlever ma casquette et de lui donner mon attestation. Je lui ai dit que j'étais devant la maison."

Des images tournées par les voisins

Très vite le contrôle dégénère, selon Kevin Limoucin. Les policiers le tiennent, mettent "leur genou sur (sa) tête", explique-t-il. "Ils m'ont menotté et donné des coups de taser sur la cuisse, ils ont bien insisté. Ça m'a tellement fait mal que je n'arrivais plus à respirer." Sur des images, tournées par des voisins, on entend des habitants du quartier protester lorsque les policiers utilisent leur taser. Selon les forces de l'ordre, le trentenaire aurait donné un coup de poing au visage de l’un des policiers et un autre aurait été traité de "sale blanc"

Kevin, lui, nie toute agressivité de sa part et assure que les policiers ne lui "ont même pas parlé d'amende." Ils étaient "tellement agressifs. Ils me disaient "Alors, tu chiales, hein ? Tu chiales ?". Mais ils ne m'ont pas parlé d'amende. De toute façon, je n'avais pas d'attestation donc je l'aurais payée."

Des jours d'ITT

Après sa garde à vue, le médecin a prescrit cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT) et identifié des marques compatibles avec les lésions causées par un taser. "J'ai des marques sur le dos, sur la cuisse, mon visage était gonflé", énumère Kevin Limoucin. "Ça a été violent. Je ne sais pas pourquoi la police française en arrive à faire ça, mais ce n'est pas normal." Kevin Limoucin sera jugé en mars 2021 pour outrage et rébellion.

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