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Faits divers - Justice
Dossier : Contournement de Beynac

Contournement de Beynac : la justice annule le projet et demande la démolition des ouvrages

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Par , France Bleu Périgord

C'est une nouvelle victoire pour les opposants au projet. La Cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé ce mardi 10 décembre l'annulation des travaux du contournement de Beynac et demande la remise en état des lieux dans un délai global de douze mois.

Les piles du pont sont déjà construites près de Beynac
Les piles du pont sont déjà construites près de Beynac © Radio France - Antoine Balandra

Beynac-et-Cazenac, France

La cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé ce mardi 10 décembre le jugement prononcé en premier instance par le tribunal administratif le 9 avril dernier. Elle annule le projet de contournement de Beynac, et demande la démolition des travaux déjà effectués.

Dans sa décision, la cour "enjoint au département de la Dordogne d’engager le processus de démolition des éléments construits hors des berges et du lit de la Dordogne dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent arrêt et de procéder à l’ensemble des opérations de démolition des éléments construits de l’ouvrage de contournement et de remise en état des lieux dans un délai global de douze mois"

Une victoire pour les opposants

Pour Kléber Rossillon, propriétaire du château de Castelnaud-la-Chapelle et opposant de la première heure, c'est une grande satisfaction, l'aboutissement de 30 ans de combat pour la sauvegarde de la vallée de la Dordogne. "Cette fois dans un an, la vallée aura retrouvé son état antérieur, se félicite-t-il à l'exception du bassin gallo-romain qui a été détruit". Pour lui, le feuilleton judiciaire est quasiment terminé, "car le Conseil d'Etat s'est déjà prononcé sur le contournement de Beynac"

Michel André, le président de la SEPANSO, association de protection de la nature dans le sud-ouest est lui persuadé que le combat n'est pas terminé. "Il le sera quand le département aura remis le site en l'état tempère-t-il. Il a un temps pour le faire, mais connaissant le personnage, on sait très bien qu'il va tout faire pour retarder la remise en état du site. Il faudra donc certainement aller devant le tribunal pour le contraindre".

Le département va abattre sa dernière carte

Du côté du Département, Germinal Peiro ne s'avoue pas surpris par la décision de la Cour administrative d'appel. J'étais présent à l'audience explique-t-il, j'avais entendu le réquisitoire de la rapporteure publique et personne ne se faisait d'illusion. Cela enfonce le Département dans une situation ubuesque commente-t-il. Toute ce que nous avons fait a été autorisé par l'Etat, et aujourd'hui, un an après, on nous dit qu'il faut arrêter et démolir. C'est une situation totalement hallucinante!  

Pour lui, il ne s'agit qu'un point d'étape. "Nous savons depuis plusieurs mois que tout se terminera au Conseil d'Etat. donc nous allons le saisir pour qu'il se prononce sur le fond, puisque le Conseil d'Etat ne s'est prononcé que par rapport à une ordonnance prise en référé en avril 2018. Je considère que l'intérêt général de la Dordogne et de la vallée de la Dordogne, mérite que l'on améliore la traversée de Beynac". 

Le département assure avoir déjà dépensé 27 millions d'euros pour le chantier stoppé depuis 11 mois. S'il devait tout remettre en état, la facture atteindrait au total 45 millions d'euros pour un projet qui à l'origine devait en coûter 32.

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