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Faits divers – Justice

Contre la réforme de la justice, les avocats de Libourne en grève deux jours par semaine

lundi 9 avril 2018 à 18:25 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Comme les cheminots contre la réforme de la SNCF, les avocats de Libourne ont voté le principe d'une grève perlée (deux jours par semaine jusqu'à fin avril) pour dire leur opposition à la réforme de la justice qui sera présentée en conseil des ministres le 18 avril.

Le tribunal de Libourne risque de sonner creux deux jours par semaine jusqu'à fin avril avec la grève des avocats
Le tribunal de Libourne risque de sonner creux deux jours par semaine jusqu'à fin avril avec la grève des avocats - Capture écran Google

Une grève totale, deux jours par semaine jusqu'à la fin du mois d'avril, c'est le principe voté à l'unanimité en assemblée générale par les 70 avocats du barreau de Libourne. Six jours "justice morte" (à solliciter le report des audiences en matière civile commerciale pénale ou prud'homale), à compter de ce mardi 10 et mercredi 11, pour s'opposer à la réforme de la justice que la garde des sceaux Nicole Belloubet, présentera en conseil des ministres, le 18 avril.

"Contre les déserts juridiques"

Les avocats de Libourne, craignent, la disparition - à long terme - du tribunal de Libourne, et la création de "déserts juridiques", comme il existe déjà des déserts médicaux, "au détriment des justiciables", et au profit des grosses juridictions comme celle de "Bordeaux déjà saturée". Maître Raphaël Monroux, le bâtonnier de Libourne, redoute "de grandes inégalités sur le territoire, avec des mégapoles bobo-isées avec tous les services et des petites et moyennes villes qui seront désossées des services de l'Etat, par exemple de la justice. Le justiciable de Libourne ou de Blaye devra alors se rendre dans ce mastodonte judiciaire qu'est Bordeaux, pour de petits litiges comme un divorce ou une querelle de voisinage"

Le tribunal de Bordeaux déjà saturé

Sur le fond de la réforme, il explique que "c'est flou" et qu'avec ses collègues, ils entendent se battre pour conserver "un tribunal de plein exercice, parce que si tout est transféré à Bordeaux, déjà saturé, les délais seront encore plus longs... sans parler de la question immobilière, alors qu'il y a déjà un manque de salles au tribunal de Bordeaux !" Il ajoute que cette réforme "n'a aucun sens d'autant qu'elle ne générera pas d'économies". Libourne a besoin de garder son tribunal parallèlement à celui de Bordeaux "comme l'hôpital de Libourne a été conservé et même entièrement refait parce qu'il y avait besoin d'un hôpital de proximité".