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Contresens sur l'autoroute : une famille d'Aix-en-Provence veut attaquer Vinci

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Par , France Bleu Provence
Aix-en-Provence, France

Nicolas a trouvé la mort en juillet 2011 sur l'autoroute A7 près du péage de Lançon-de-Provence, tué par une conductrice en état d'ivresse et qui roulait à contresens. La famille du jeune homme reproche à Vinci une succession d'erreur dans la gestion de ce type d'accident.

Les pompiers en action sur l'accident causé par le contresens, en juillet 2011
Les pompiers en action sur l'accident causé par le contresens, en juillet 2011 © Maxppp

Monique Bonin vit depuis juillet 2011 avec cette douleur, et ce souvenir : elle attendait Nicolas et ses amis pour le petit-déjeuner. Son fils l'avait averti qu'ils seraient tous là, de retour de vacances au Cap Ferret, vers 6h30. Mais à l'heure des retrouvailles, ce sont les gendarmes qui ont frappé à la porte.

"Quand ils m'ont parlé d'autoroute, j'ai pensé à un excès de vitesse. Le gendarme m'a dit  : non madame, c'est un contresens, et les contresens, ça ne pardonne pas" (Monique Bonan, maman de Nicolas)

A 5h52, ce 24 juillet 2011, Nicolas Bonan sort de l'aire de repos située après le péage de Lançon-de-Provence, il ne lui reste plus que quelques kilomètres avant l'arrivée chez ses parents, à Aix-en-Provence. Mais après 350 mètres parcourus, le choc sera tellement violent que la conductrice d'en face, ivre (2,30gr d'alcool par litre dans le sang), y laisse la vie, ainsi que Nicolas, 34 ans, et deux autres adultes qui se trouvaient dans sa voiture. Seule la compagne de Nicolas, aujourd'hui paralysée, survit, ainsi que la fillette de 4 ans et demi du couple qui les accompagnait, et qui, elle,  s'en tire indemne.

Une expertise accablante

Après s'être retourné une première fois contre Vinci, les parents de Nicolas avaient été débouté par le parquet, puisque la principale accusée du dossier, la conductrice, était également décédée dans le choc. Mais cette fois, les parents veulent aller plus loin, et "faire ce qui aurait dû être fait pour eux, à l'époque". Que le drame ne se reproduise plus à cause des mêmes erreurs, selon Maitre Darmon, l'avocat des plaignants. Ce dernier dénonce une absence totale de protocole de sécurité : selon le rapport de l'expert en accidentologie, le drame aurait pu être évité, sans une série de dysfonctionnements.

Dysfonctionnements en série

Les conducteurs qui ont vu passer la voiture folle en contresens ont tous tenté de joindre les secours, mais sont tombé sur une une musique d'attente et ont patienté trop longtemps. Les caméras de surveillance (pas moins de 230 sur ce parcours, selon Maitre Darmon) n'enregistrent pas en direct et ne servent qu'à posteriori, en cas de litige ou d'accident par exemple. Et personne n'a pensé à fermer les barrières de sécurité du péage. "On ne reproche pas à Vinci de ne pas avoir évité l'accident. Il était inévitable, explique Maitre Darmon, mais ses conséquences, elles, auraient pu l'être si un vrai protocole de sécurité existait en cas de contresens signalé sur l'autoroute. Ce n'est pas tous les jours, mais cela arrive. Et la seule mesure pour l'instant, c'est un message de prudence diffusé aux conducteurs, par les panneaux lumineux!".

Aujourd'hui la famille Bonan veut tout tenter pour que ce drame ne se reproduise plus. Monique pense à la fillette des amis de son fils, aujourd'hui âgée de huit ans, qui s'en est tiré sans rien, et à la compagne de son fils, touchée aux jambes. C'est elles qui lui donnent la force. "Je l'ai dit aux gendarmes dès le premier matin : j'irai jusqu'au bout".

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