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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Après 67 ans de défilés pour le 1er mai, ça me chagrine d'être chez moi ", Francis Iffernet

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Par , France Bleu Gard Lozère

Le 1er mai se fera sans défilés cette année et c'est un déchirement pour les syndicalistes. C'est le cas de Francis Iffernet, ancien mineur alèsien et militant syndical CGT.

Francis Iffernet, 83 ans ancien mineur alèsien et figure de la CGT
Francis Iffernet, 83 ans ancien mineur alèsien et figure de la CGT - Alain Martin

Si un jour on avait dit à Francis Iffernet, 83 ans qu’il ne participerait pas à un défilé du 1er mai, il n’y aurait pas cru. Il faut dire qu’il a le syndicalisme dans la peau. Cet ancien mineur du bassin alésien et figure de la CGT a lutté toute sa vie pour les droits des salariés, et notamment des mineurs des Cévennes. 

"Je n'ai jamais manqué le défilé du 1er depuis 1952." Francis Iffernet 

Un premier mai inédit pour Francis Iffernet

Cette année à cause du confinement, il se retrouve donc, comme tous les syndicalistes, privé de Fête du travail et même s'il garde le sourire, il a du chagrin de ne pas pouvoir défiler : "J'ai commencé à travailler à 15 ans et depuis, j'ai toujours été dans la rue pour le 1er mai, ça fait 67 ans" explique-t-il un peu ému.

Cette année, il se retrouve seul chez lui : "Je n'ai pas internet, ni d’ordinateur, je ne peux donc pas donner mon avis sur les réseaux sociaux et je ne peux pas afficher de banderoles à mes fenêtres, car j'habite en rez-de-chaussée, bref cette année le 1er mai ça sera uniquement par la pensée". 

"J'espère qu'après cette crise, nous serons encore plus nombreux dans les rues".

Francis Iffernet aimerait que cette crise du coronavirus permette une prise de conscience : "Après le déconfinement, j'espère qu'on sortira dans la rue pour , notamment et de tous nos héros". 

Pour ce 1er mai inédit, l'union locale de la CGT d’Alès invite tous les travailleurs et militants à envoyer par mail des photos et petites vidéos d’eux avec des pancartes ou un message en lien avec le 1er mai. D’autres unions locales, mais aussi d’autres syndicats appellent également tout le monde à mettre des banderoles par la fenêtre ou sur leur balcon. 

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