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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : comment le Covid-19 bouleverse le travail des services de renseignement ?

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Par , France Bleu

La crise sanitaire liée au coronavirus oblige les services de renseignement français à modifier leurs habitudes de travail. Il a fallu qu’ils se réorganisent pour éviter de propager la maladie dans leurs équipes, tout en gardant le contact sur le terrain afin de préparer le déconfinement.

Habitudes de travail modifiées dans les services de renseignement avec la crise sanitaire
Habitudes de travail modifiées dans les services de renseignement avec la crise sanitaire © AFP - Martin Bureau

Depuis le début de la crise du Covid-19, un "plan de continuité de service" a été mis en place à la DGSI, la direction générale de la Sécurité intérieure. Le service est spécialisé notamment dans la lutte anti-terroriste, le contre-espionnage, et la protection économique. Avec la crise sanitaire, la DGSI fonctionne en "mode dégradé" indique un policier du renseignement. Les agents travaillent une semaine sur deux depuis leur domicile. 

Compte tenu des informations et des documents confidentiels qu’ils traitent, il est difficile de faire du télétravail. "A la maison, nous avons uniquement notre téléphone portable pour contacter nos sources" explique un agent de terrain basé dans un service départemental de la DGSI. "Nous avons interdiction d’emporter des documents à la maison".  

Le service de renseignement extérieur français, la DGSE, a été obligé de reprogrammer tous ses concours d'entrée après l’été. Pour ces agents, comme pour ceux de la DGSI les messageries sont compliquées à utiliser en télétravail même si, reconnaît un ancien des services de renseignement extérieur, elles sont suffisamment chiffrées. Les données les plus sensibles ne sont pas accessibles à la maison.  

Contacts avec les sources sur le terrain compliqués

Ce qui complique aussi le travail des policiers et des militaires du renseignement, c’est le travail de contact humain. En étant calfeutrés encore plus aujourd’hui avec le confinement, cela rend difficile les rencontres avec les sources sur le terrain, en France et à l’étranger.  

Dès le début de la crise et du confinement, le service central du renseignement territorial (SCRT) fonctionne lui aussi en "mode dégradé". Les policiers du SCRT réalisent en quelque sorte les mêmes missions que celles des Renseignements généraux avant la réforme de 2008. Mais aujourd'hui, il compte aussi dans ses rangs des gendarmes.

Depuis le début du confinement, ce service de renseignement a été sollicité pour faire un état des lieux des incidences économiques pour les sociétés. Ils devaient identifier les possibles faillites des entreprises et remonter les informations au gouvernement. "Un travail difficile à faire" reconnaît un policier. "Nous n’avions pas de masques, et pas non plus pour nos sources".  

Le SCRT a aussi été missionnée pour faire remonter le sentiment des Français sur l’après-confinement. "On nous a demandé ce que les Français sont prêts ou pas à accepter". 

Les services interviennent aussi dans le dossier de la pénurie de masques. La France, on le sait, ne dispose pas du stock nécessaire de masques pour faire face à l’épidémie, alors la Direction générale de la sécurité intérieure a demandé à ses agents de repérer quelles entreprises étaient en capacité de produire des masques, voire même à transférer toute leur activité vers la fabrication de masques.

Contestation sociale après le 11 mai ?

Les services de renseignement s’inquiètent aussi de l’après 11 mai. Des réseaux d’ultra-droite et d’ultra-gauche annoncent une reprise des actions de contestation dans la rue. Les appels sont de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux. A cela s’ajoute aussi la surveillance des militants d’extrême droite qui appellent à se rendre en Grèce pour lutter contre l’arrivée de migrants.

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