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Dossier : Coronavirus

Coronavirus - confinement : activité en baisse pour les secours et les forces de l'ordre dans les Landes

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Par , France Bleu Gascogne

Avec le confinement, le pays tourne au ralenti. Mais il n’y a pas que la vie sociale et économique qui est mise en pause : les forces de l’ordre, les secours et la justice sont moins sollicités qu'en temps normal.

C'est l'un des effets bénéfiques du confinement : les cambrioleurs se retrouvent au chômage
C'est l'un des effets bénéfiques du confinement : les cambrioleurs se retrouvent au chômage © Maxppp - PQR/Nice Matin

"On se croirait un jour férié ou un dimanche tellement c’est calme", glisse le procureur de la république de Dax, Rodolphe Jarry.
Pourtant nous sommes bien en pleine semaine. Et un indice qui ne trompe pas : tous les interlocuteurs que nous avons sollicités (pompiers, police, procureur...) ont répondu du premier coup, eux qui sont parfois difficiles à joindre en temps normal, car très occupés.

Cinq interventions en 4 heures

Partout donc, le même constat : c’est calme plat. "Le nombre d’appels et d’interventions a chuté", confirment les pompiers. Et preuve à l'appui : seulement cinq interventions en l'espace de quatre heures ce mercredi matin pour tout le département des Landes. "On n’a quasiment plus d’accidents de la route, en revanche davantage d'interventions à domicile. C’est sûr qu’on n’a plus les bagarres du samedi soir et les sorties de boite qui dégénèrent !"

Moins de cambriolages

Même constat au commissariat de Mont-de-Marsan. Gardes à vue et enquêtes sont limitées au strict minimum. "Du coup on a redirigé les effectifs pour patrouiller sur le terrain et renforcer les contrôles des attestations de déplacement", explique le commandant Verdet.
Les cambrioleurs, eux, se retrouvent momentanément  au chômage technique. "C’est difficile à quantifier, mais la tendance est claire et nette, confirme le commandant. Les gens sont chez eux, confinement oblige, donc il y a peu de logements vides. Et la moindre personne louche qui passe dans le quartier et qui n’appartient pas au voisinage est immédiatement signalée par les habitants, qui sont d'autant plus vigilants qu'ils sont coincés chez eux. On a d’ailleurs une augmentation des signalements !" Et de toutes façons les cambrioleurs, à plus forte raison les bandes organisées qui viennent d'autres départements, ne peuvent plus se déplacer sans risquer d’être contrôlés. "En revanche : on doit intervenir pour des conflits de voisinages, des violences intra-familiales ou des problèmes d’alcool", souligne-t-il.

Les enquêtes non urgentes mises en pause 

Tendance calme plat confirmée par le Procureur de la République de Dax. "Je n’ai que deux gardes à vue en cours en ce moment", souffle Rodolphe Jarry. Et des problématiques liées au confinement : une affaire de violences conjugales et un outrage à agent (lors d'une patrouille pour faire respecter les consignes de confinement). "On a mis en pause les enquêtes non urgentes : on ne peut plus convoquer les suspects ou les témoins pour les interroger", raconte-t-il. "Du coup, j'en profite pour m'attaquer aux piles de dossiers en retard qui s'entassent sur mon bureau", sourit Rodolphe Jarry.

Des délais dignes de la région parisienne

Mais c'est "l'après crise" qui l'inquiète le plus. Le coronavirus a succédé à la grève des avocats (débutée en janvier contre la réforme des retraites). Résultat : du retard qui s'accumule. "Actuellement, les affaires en correctionnelles sont renvoyées à janvier ou février 2021, _presque dans un an !"_déplore le procureur. C'est _un délai digne de la région parisienne_. Ici, on est habituellement sur 4 à 5 mois d'attente. Là, ça bouchonne."

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