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Coronavirus : le centre de rétention d'Oissel près de Rouen se vide peu à peu

Plusieurs associations dénoncent le manque de protection par rapport au coronavirus dans le Centre de rétention administrative d'Oissel, près de Rouen, et en demandent la fermeture. Le Conseil d'Etat doit examiner ce jeudi 26 mars 2020 un référé.

C'est la Police aux frontières (PAF) qui gère le CRA.
C'est la Police aux frontières (PAF) qui gère le CRA. © Radio France - Béatrice Dugué

Le centre de rétention administrative d'Oissel est en train de se vider. C'est dans ce centre de l'agglomération rouennaise que sont retenus les migrants en attente d'expulsion. Il compte plus de 70 places mais, mercredi 25 mars 2020, il n'y avait plus que 11 personnes à l'intérieur d'après la préfecture, 15 selon les associations

D'après nos informations, pour des raisons sanitaires et de sécurité face au coronavirus, la plupart des retenus ont été autorisés à sortir. L'idée est de vider au maximum le centre pour limiter une éventuelle propagation du virus.

De moins en moins de retenus à l'intérieur du CRA

27 retenus ont ainsi été libérés depuis le 15 mars sur décision de la cour d'appel ou du juge des libertés et de la détention. Ils ont pu retourner chez des amis ou dans leur famille.

Mais une dizaine d'hommes et une femme sont toujours dans le centre. Une des options serait de les expulser mais il n'y a quasiment plus de liaisons aériennes en raison du confinement et certains pays ont fermé leurs portes à la France. Les autorités n'ont donc pas d'autre choix que de les autoriser à rester ici. Mais à l'extérieur ou dans le CRA d'Oissel ?

Dehors, selon nos informations, certains d'entre eux pouvaient troubler l'ordre public. A l'intérieur, le risque, c'était leur santé. Mais maintenant qu'ils sont moins nombreux, les mesures barrière sont respectées selon la préfecture. C'est donc la deuxième option qui a été choisie : les garder dans le CRA. Les retenus sont au maximum deux par chambre contre six habituellement, du gel hydroalcoolique est distribué et la distance recommandée entre chacun est respectée, assure la préfecture. Pour le moment, elle n'a pas recensé de malade du coronavirus dans le centre.

On met en danger les retenus mais aussi les policiers qui les gardent et qui n'ont pas l'équipement adéquat.

Mais les associations qui ont créé le Réseau de visiteurs et de l'observatoire citoyen du centre de rétention ne font pas le même constat. Ces mesures ne suffisent pas selon l'avocate spécialisée en droit des migrants, Cécile Madeline. "On a fermé les écoles depuis 10 jours mais on continue d'enfermer des étrangers, dont le seul tord est de ne pas être dans leur pays. Le but est de les expulser mais on sait très bien qu'il n'y a quasiment plus de liaisons aériennes ! Ça semble donc être un impératif absolument pas justifié et qui est très dangereux pour la sécurité de tous car on met en danger les retenus mais aussi les policiers qui les gardent et qui n'ont pas l'équipement adéquat, pas assez de masque ni de gants."

Même à 11 ou 15, la sécurité n'est pas assurée répète-t-elle. "Il faut rester humain, souligne Chantal Touret, membre de l'Observatoire et des Etats généraux des migrations, qui rassemblent plusieurs associations. Ce centre n'a pas lieu d'être."

Examen au Conseil d'Etat

Cécile Madeline et les Etats généraux des migrations réclament donc la fermeture totale du CRA d'Oissel. Le Conseil d'Etat doit examiner ce jeudi un référé déposé par plusieurs associations pour demander la fermeture de tous les centres de rétention du pays.

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