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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Dire que la justice s’est arrêtée n’est pas conforme à la réalité"

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Par , France Bleu Sud Lorraine

À l'occasion de l'audience solennelle de rentrée de la Cour d'appel de Nancy ce vendredi, son Premier président a délivré un discours offensif sur la rôle de la justice pendant la crise sanitaire. Jean-Pierre Ménabé a également souhaité rétablir certaines vérités.

Jean-Pierre Ménabé, le Premier président de la Cour d'appel de Nancy, le 8 janvier 2021
Jean-Pierre Ménabé, le Premier président de la Cour d'appel de Nancy, le 8 janvier 2021 © Radio France - Romain Berchet

Le monde judiciaire fait aussi sa rentrée. Comme de tradition, ce début d'année a été marqué ce vendredi par l'audience solennelle à la Cour d'appel de Nancy. Malgré le contexte sanitaire, elle a pu a voir lieu mais en petit comité. L'occasion de clôturer une année 2020 bien compliquée notamment au printemps dernier lors du premier confinement. Le Premier président de la Cour d'appel de Nancy a tenu un discours engagé, en particulier pour réaffirmer que la justice ne s'est jamais arrêtée. 

"Nous avons été là, y compris dans nos palais de justice" affirme Jean-Pierre Ménabé. Le Premier président de la Cour d'appel de Nancy veut rétablir certaines vérités : "Nous avons beaucoup travaillé parfois bien au delà de nos rythmes habituels. Ce qui me pose problème, c'est qu'on ait pu dire ou laisser penser que nous n'avions rien fait, que la justice était arrêtée. Ce n'est pas conforme à la réalité."

Quasi-retour à la normale

En Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, les tribunaux ont pratiquement rattrapé leur retard du premier confinement. Toutes les affaires ont été jugées ou presque. Mais il reste deux points noirs : la chambre des mineurs pour les affaires pénales et la Cour d'assise de Meurthe-et-Moselle. Aux assises, une vingtaine de procès ont eu lieu depuis le mois de septembre. "La cour a pratiquement siégé en non-stop et elle continuera pour le premier semestre 2021", précise Jean-Pierre Ménabé. 

Le Premier président de la Cour d'appel de Nancy se montre inquiet pour certains tribunaux : "pour les tribunaux judiciaires, ceux qui connaissent déjà des difficultés comme celui de Nancy, cette situation n'a pas amélioré les choses. Pour rattraper le retard, pour certaines juridictions, ce sera un travail de longue haleine."

Des recrutements souhaités

Le budget de la justice est de 8,2 milliards d'euros pour l'année 2021, en hausse de 8% par rapport à 2020. Certains recrutements ont déjà été effectués mais pas de quoi réjouir Jean-Pierre Ménabé. "Ces recrutement là  ne suffisent pas à répondre à l'attente du personnel de justice. La justice civile de proximité est importante aux yeux des Français. Pour l'instant, les emplois supplémentaires concernent la justice pénale", détaille le Premier président de la Cour d'appel de Nancy. 

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