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Dossier : Coronavirus Covid-19

Édition spéciale "Coronavirus" : les réponses et les consignes des autorités en Berry

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Par , France Bleu Berry

France Bleu Berry est en matinale spéciale "coronavirus", ce vendredi matin, suite aux annonces faites par Emmanuel Macron la veille. Laurent Habert, directeur général de l'Agence de santé en Centre-Val-de-Loire, et Thierry Bonnier, préfet de l'Indre, répondent à nos questions.

Thierry Bonnier a fait le point sur l'état des radars dans l'Indre
Thierry Bonnier a fait le point sur l'état des radars dans l'Indre © Radio France - Régis Hervé

Les annonces présidentielles sont-elles en décalage avec le quotidien des Berrichons ?

Alors qu'Emmanuel Macron a dit hier que le coronavirus constituait "la plus grave crise sanitaire depuis un siècle", en Berry, on peut ressentir un décalage avec la réalité : le territoire est encore très épargné par le coronavirus. "Effectivement, l'épidémie ne s'est pas propagée de manière homogène sur le territoire, on a eu d'abord l'Oise, le Grand-Est, mais on voit qu'au fur et à mesure, de plus en plus de régions sont concernés, notamment l'Île-de-France. Le Centre-Val-de-Loire est encore une région assez peu concernée... à l'heure actuelle", précise Laurent Habert, le directeur général de l'ARS.

Quel est le bilan actuel des contaminations dans la région ? 

On recense ce matin 30 cas dans toute la région Centre-Val-de-Loire, "essentiellement en Indre-et-Loire et dans le Loiret." Dans le Cher, un homme, père de trois enfants, a été testé positif. Concernant son état de santé, "il n'y a pas de difficulté particulière, c'est d'ailleurs le cas de l'essentiel des cas testés positifs. Mais comme vous le savez, ce virus est assez contagieux, et pour les personnes âgées et fragiles, ça peut avoir des conséquences très graves."

Maintenir les élections municipales : un non-sens ?

"L'épidémie est là ! Pourquoi on ne ferme pas les bureaux de vote ?" s'interroge un auditeur, ce matin sur France Bleu Berry. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes berrichons s'interrogent aussi. Pourquoi maintenir les élections ce dimanche dans ce contexte ? Pourquoi ne pas adopter un scénario "à l'italienne", en fermant tout ? "Parce que nous ne sommes pas dans la situation de l'Italie", indique Thierry Bonnier, le préfet de l'Indre. "Notre système de santé est meilleur, sans aucun doute. Nous avons davantage anticipé, et la politique que nous avons choisie pour freiner la propagation du virus est efficace, même s'il va se propager encore."

"J'ai bien compris les interrogations sur les municipales", reprend le préfet. "En même temps, la vie démocratique doit continuer, dans un mode "dégradé", mais il va falloir maintenir un certain nombre d'activités. Les dispositions sont prises pour que le scrutin puisse se dérouler, parce que l'organisation d'un scrutin dans la vie démocratique est quelque chose d'important et de lourd avec des incidences juridiques importantes." Le préfet de l'Indre précise aussi que "l'ensemble des maires ont été sollicités pour proposer et mettre en place des mesures de précaution".

Comment assurer la "continuité pédagogique" après la fermeture des écoles ?

On ferme les écoles "pour éviter une dissémination du virus au sein des familles. C'est surtout pour limiter la propagation du virus", explique Laurent Habert de l'ARS. Les plus jeunes sont ceux qui ont le plus de mal à suivre les règles d'hygiène strictes (lavage de mains régulier, distance à respecter...). 

Hier soir, le ministre de l'Éducation nationale a assuré que "toutes les mesures de continuité du service public de l'éducation sont mises en oeuvre". Le préfet de l'Indre, Thierry Bonnier, indique comment cela va se passer. "C'est le CNED, le système d'enseignement à distance qui va être complètement déployé. Ce sera par contre déployé progressivement, les infos plus précises seront données pour les parents et les chefs d'établissements seront évidemment en première ligne."

Concrètement, comment va se passer cet enseignement à distance ? "Le principe du Cned sera utilisé, l'éducation nationale s'appuiera sur le Cned. Mais les enseignants des élèves resteront en contact avec les élèves qu'ils ont tout au long de l'année. Le système va s'organiser "en mode dégradé", comme on dit. L'essentiel étant la continuité et la possibilité d'offrir aux élèves un accompagnement pédagogique."

Comment assurer la continuité de l'école avec les touts-petits ?

"Les collectivités locales travaillent à proposer des modalités de garde à la place des crèches", indique le préfet de l'Indre, qui en appelle aussi aux solidarités. "Dans le cadre de gestion d'une crise, il est essentiel que la solidarité nationale et locale aussi, fonctionne. Les entreprises, les administrations devront envisager également le télétravail pour que les parents puissent assurer leurs tâches à domicile, dans un cadre limité dans le temps, mais pour passer ce seuil épidémique qui se profile devant nous."

Que font les hôpitaux du Berry pour se préparer ? 

Les hôpitaux de Châteauroux et de Bourges "se préparent", assure Laurent Habert. "Les établissements continuent à travailler, à la fois les professionnels de santé, les réanimateurs, urgentistes, le Samu... Tout le monde est sur le pont depuis plusieurs semaines."Concrètement, à quoi ressemble cette préparation ? "Par exemple, faire en sorte qu'au sein des urgences, les malades "fébriles" ne croisent pas les autres. C'est aussi la déprogrammation de certaines opérations pour que les professionnels de santé puissent prendre en charge les cas de coronavirus. On prépare aussi les lits de réanimation, on libère le plus possible les soins de réanimation, les unités de soins continus. On libère le maximum de place. On voit que dans l'Oise et en Alsace, ces places de réanimation ont été très sollicitées pour prendre en charge les cas avec de fortes détresses respiratoires."

Le Covid-19 peut-il muter ?

"Je n'ai pas de réponse à cette question", répond le directeur général de l'ARS. En revanche, il est avéré que "les personnes les plus fragiles sont les personnes âgées, c'est pour cela que nous avons pris des dispositions dans les Ehpad." Avant-hier, le gouvernement a annoncé interdire toutes les visites en maisons de retraite. "Ça peut paraître difficile à accepter puisque ça coupe la vie sociale, mais c'est nécessaire. Il faut prendre le maximum de mesures individuelles et collectives."

Que faire pour limiter au mieux la contamination ?

Laurent Habert rappelle l'importance des gestes-barrière : "Eviter les poignées de main, les embrassades... Ce sont des mesures simples, mais dans un collectif, ce n'est pas toujours facile à faire. Il faut qu'on se persuade tous de la nécessité de ces gestes, et les respecter."

En cas de doute sur notre santé, "il ne faut pas solliciter le 15 pour des renseignements, il y a le numéro vert 0800 130 000 en cas de questions. S'il y a une difficulté sur votre état de santé, là le 15 est la bonne porte d'entrée. Mais il ne faut pas en abuser, car derrière, le Samu est aussi sollicité pour des urgences vitales comme c'est le cas tous les jours."

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