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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : en période de confinement, la police judiciaire de Lille sur le pont, les trafics évoluent

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Par , France Bleu Nord, France Bleu Picardie

Les malfaiteurs sont-ils, eux aussi, confinés ? En cette période d'épidémie de coronavirus, nous avons interrogé le directeur interrégional de la police judiciaire de Lille. Il évoque l'évolution des missions et des trafics.

Plus de 85% des 350 agents dépendant de la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille sont au travail malgré l'épidémie de coronavirus (photo d'illustration)
Plus de 85% des 350 agents dépendant de la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille sont au travail malgré l'épidémie de coronavirus (photo d'illustration) © AFP - Denis Charlet

Malgré le confinement, la police judiciaire reste sur le pont. Plus de 85% des 350 agents dépendant de la direction interrégionale de la PJ de Lille, basés à Lille, Amiens, Creil et Coquelles, sont mobilisés en cette période de pandémie. Le directeur interrégional de la police judiciaire de Lille, Romuald Muller, est l'invité de France Bleu ce mardi.

Depuis le début du confinement, vos activités ont-elles évolué ?

Notre mot d'ordre tient dans la règle des 3 S : structurés, solidaires, sereins. Nous avons deux objectifs principaux : d'abord répondre à nos missions habituelles de police judiciaire. Nous avons eu deux vols à main armée à Amiens, un règlement de compte à Hem... On répond présent comme à l'habitude sur ces dossiers. Le deuxième objectif, c'est de faire face à une criminalité liée à la situation : un refus de se soumettre à un contrôle à Valenciennes, avec un tir de la part d'un policier car le véhicule fonçait dans sa direction, une jeune adjointe de sécurité blessée à Beauvais lors d'un contrôle de confinement...

Et puis, pour aider, soulager les collègues de la sécurité publique en première ligne dans ces contrôles de confinement, on traite aussi des dossiers qui ne sont habituellement pas dans le spectre de la PJ, comme une affaire de blessure par balle, ou une enquête sur un trafic de masques et de gel hydroalcooliques. 

Vos équipes sont aussi à la manœuvre avec les drones que l'on voit dans le ciel de la région ?

Quatre équipes sont mobilisées pour faire voler ces drones, qui permettent de diffuser des messages par haut-parleur, ou repérer des groupes qui ne respectent par le confinement. On a fait six missions la semaine dernière. Cette semaine, pas moins de 35 sont prévues, sur l'ensemble de la région des Hauts-de-France.

Parmi vos missions, il y a la lutte contre les trafics de stupéfiants : les dealers sont-ils confinés ? Le trafic est-il en baisse ?

Le trafic continue. La différence, sur la plaque lilloise, c'est que la clientèle régionale fait défaut. La vente se fait surtout au profit de consommateurs de la métropole lilloise. Les points de deal sont moins visibles de la voie publique, mais ils existent toujours. Ils se sont adaptés en terme d'heures d'ouverture, par rapport au confinement. On a même des livraisons à domicile, en deux-roues. La région reste alimentée, car les Pays-Bas ne sont pas en confinement, et que les points de passage entre la France et la Belgique sont très nombreux, et bien connus de nos trafiquants. 

Il y a également une forte pratique de la culture du cannabis in-door, de l'herbe produite sur place. On ne peut pas exclure un circuit court d'approvisionnement. Les trafiquants ont malheureusement cette capacité à s'adapter, pour continuer leur commerce illicite.

Comment voyez-vous l'évolution de la délinquance dans les semaines qui viennent ?

Il faut s'inscrire dans la durée, rester bien au contact de l'évolution, et s'adapter à cette nouvelle délinquance. Au bout de trois, quatre semaines, de nouveaux phénomènes vont apparaître, et nous devrons être en capacité de les gérer.

Hommage aux soignants

J'aimerais en profiter pour rendre hommage au personnel soignant, au nom de la police nationale. Nous avons beaucoup de respect pour ce personnel qui est sur le front pour battre cette pandémie. On est là pour maintenir l'ordre, ils peuvent compter sur nous.

ECOUTEZ : Romuald Muller, directeur interregional de la police judiciaire de Lille

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