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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus et confinement : matinale spéciale "violences à domicile" sur France Bleu en Occitanie

Ce lundi, et parce qu’elles risquent malheureusement d’augmenter avec le confinement, France Bleu en Occitanie consacre une grande partie de son 6h-9h aux "violences conjugales et intrafamiliales".

Les numéros clefs face aux violences conjugales ou intrafamiliales pendant le confinement
Les numéros clefs face aux violences conjugales ou intrafamiliales pendant le confinement © Radio France - Préfecture du Gard

Le confinement, décidé il y a près de trois semaines pour éviter la propagation du coronavirus, est une période à risque qui peut exacerber les violences au sein de la famille, subies chaque année par plus de 250.000 femmes et 52.000 enfants. Selon le ministère de l'Intérieur, les signalements de faits ont ainsi augmenté de 32% en zone gendarmerie et de 36% dans la zone de la préfecture de police de Paris pendant la première semaine.

Une intervention pour violences conjugales a tourné au drame à Toulouse il y a quelques jours. Le conjoint violent s'est jeté sur des policiers avec un couteau et a été abattu par l'un d'eux. "Les policiers sont intervenus et ont demandé au concubin violent, menaçant, assez vindicatif, et semble-t-il alcoolisé, de sortir de l'appartement, l'homme est allé dans la cuisine, s'est emparé d'un couteau, et a foncé vers les policiers", a relaté à l'AFP le procureur de Toulouse.

Ne répondant "à aucune sommation, proférant des menaces de mort, se précipitant vers les policiers qui étaient directement menacés, un des policiers a sorti son arme et en a fait usage à deux reprises, une balle a atteint la personne, décédée sur place", précise le procureur.

Condamné à quatre ans de prison

Un homme a été condamné vendredi dernier à quatre ans de prison dont trois ans de prison ferme pour des violences commises sur sa compagne, a-t-on appris par le procureur de la république du TGI de Béziers.

Trois mois d'emprisonnement ont été ajoutés à sa condamnation en révocation d'un précédent sursis, précise le procureur dans un communiqué. Cet homme de 44 ans avait déjà été condamné par deux fois, en 2017 pour des violences commises sur la même victime, et en 2014 sur une précédente compagne.

À la suite d'une nouvelle plainte déposée pour des violences commises entre mai 2018 et février 2020, il avait été interpellé par les policiers du commissariat d'Agde et placé en garde à vue le 4 mars. L'homme avait en partie reconnu les faits puis a été placé en détention provisoire dans l'attente de son procès.

"Violences familiales : votre pharmacien est là".

En France, les 22.000 pharmacies ont reçu la procédure pour accueillir et aider les victimes de violences, en augmentation depuis la mise en place du confinement. 

"Aujourd'hui (vendredi), tous les pharmaciens ont été informés de la procédure (...) l'accueil va pouvoir monter en charge progressivement la semaine prochaine" , Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine

Ce dispositif d'alerte dans les pharmacies, permettant aux victimes de trouver de l'aide pour contacter les secours, avait été annoncé jeudi dernier par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Deux jours après, une première femme s'était rendue dans une pharmacie de Nancy pour dénoncer les violences de son compagnon, qui a ensuite été interpellé.

Désormais, sur le site de l'ordre national des pharmaciens, qui a élaboré le dispositif avec le gouvernement, les gestionnaires d'officines peuvent télécharger fiches pratiques pour accueillir les victimes, flyers et affiches avec les numéros d'urgences

Qui appeler en cas d’urgence ?
Qui appeler en cas d’urgence ? © Radio France - Préfecture du Gard

Les enfants aussi

La ligne téléphonique "Allô enfance en danger" est désormais doublée d'un service de signalement par écrit des violences, sur internet, pour répondre aux situations où, du fait du confinement, les victimes auraient du mal à s'isoler pour appeler à l'aide, a annoncé le gouvernement.

"Tu es un enfant, un adolescent et tu penses être victime de violences ou que l'un de tes camarades est en danger, tu peux appeler le 119 à tout moment (ton appel sera prioritaire), mais tu peux également nous écrire en utilisant le formulaire 'besoin d'aide' ", le site allo119.gouv.fr.

Cette nouvelle fonctionnalité a été mise en place pour permettre de "signaler plus discrètement" les violences, a expliqué dans un communiqué le secrétaire d'Etat chargé de la Protection de l'enfance, Adrien Taquet.

"En période de confinement, les risques de violences sur enfant augmentent et les occasions de les repérer diminuent. Pour un enfant victime, son frère ou sa sœur, ou encore un conjoint non-violent, s'isoler pour signaler une violence par téléphone au 119 est difficile dans la période actuelle", le secrétaire d'Etat chargé de la Protection de l'enfance, Adrien Taquet

Le nouveau formulaire n'est cependant "pas destiné à gérer des situations de danger grave et immédiat sur un mineur", pour lesquelles il convient toujours de contacter les numéros d'urgence (17, 15, 18 ou 112). Le 119, numéro gratuit et confidentiel lancé il y a 30 ans, a reçu en 2018 près de 269.000 appels (737 en moyenne par jour), dont 12% ont fait l'objet d'un traitement

Ce lundi, de 6h à 9h, France Bleu en Occitanie consacre une grande partie de ses éditions aux « violences conjugales et Intrafamiliales ». De 8h30 à 9h, 2 spécialistes répondront à vos questions : Joëlle Gras, sous-Préfète du Vigan (Gard) et référente  de la lutte contre la violence à l’égard des femmes, et la procureure d’Auch Charlotte Belluet

Pour témoigner en direct sur France Bleu en Occitanie, vous pouvez nous contacter ce lundi au : 04 66 21 36 37.

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