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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Il y aura des morts après le déconfinement", prévient l'hôpital de Montélimar

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Le virus est loin d'être derrière nous, même si le président Emmanuel Macron a annoncé un déconfinement progressif à partir du 11 mai. A l'hôpital de Montélimar, les soignants s'attendent à une deuxième vague épidémique.

Les couloirs de l’hôpital de Montélimar, dans la Drôme
Les couloirs de l’hôpital de Montélimar, dans la Drôme © Radio France - Florence Gotschaux

Des patients atteints du Covid-19, Dr Catherine Busseuil, s'attend à en recevoir encore pendant un long moment à l'hôpital de Montélimar. "Nous allons réorganiser notre établissement de façon à garder une filière Covid pendant plusieurs mois, voire pendant deux ans. C'est le temps qu'il faut pour atteindre une immunité collective suffisante face au virus", détaille la cheffe du service des urgences.  

Selon Dr Henri Osman, responsable de la commission médicale du groupement hospitalier Portes de Provence, l'arrivée d'une seconde vague épidémique est inévitable. "Nous constatons depuis quelques jours une baisse du nombre de nouveaux patients. C'est l'effet positif du confinement, mais dès que la population ressortira, il y aura une recontamination." Selon l'Inserm, il faudra tester massivement et isoler les personnes infectées pour éviter une deuxième vague épidémique violente, qui submergerait le système de santé. 

"Pas le choix"

"Il faut qu'on se déconfine, nous n'avons pas le choix. C'est certain qu'il y aura des morts après le déconfinement, quels que soient les efforts des soignants. Mais si nous attendions six mois de plus, le problème serait le même", estime Catherine Busseuil. La prolongation d'un mois du confinement doit permettre de libérer des lits de réanimation. A ce jour, à l'hôpital de Montélimar, 20 places sur 24 sont occupées. "Si le déconfinement est progressif, nous pourrons faire face", rassure Catherine Busseuil.

L'hôpital rappelle par ailleurs qu'il est indispensable de venir se faire soigner pour d'autres pathologies. "Dans tous les services d'urgences, la patientèle a diminué. Les gens ont peur de se rendre à l'hôpital et on les récupère dans des états parfois très graves", détaille Catherine Busseuil. Les urgences ont été scindées en deux pour que le public Covid ne soit pas en contact avec les autres patients. 

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