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Coronavirus : L'inquiétude des associations mosellanes d'aide aux victimes de violences conjugales

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Cette période de confinement peut être une terrible épreuve pour les femmes victimes de violences conjugales, contraintes pour certaines de côtoyer leur conjoint en permanence. En Moselle, les associations de défense des victimes sont encore plus vigilantes.

slogan lors de la manifestation contre les violences conjugales à Nîmes slogan lors de la manifestation contre les violences conjugales à Nîmes
slogan lors de la manifestation contre les violences conjugales à Nîmes © Radio France - Philippe Thomain

Vivre confinée avec un conjoint, un mari violent, tel est le quotidien de certaines femmes en Moselle, depuis plus de deux semaines maintenant. En cette période de confinement, le danger est bien plus important qu'en temps normal. "Il n'y absolument aucune possibilité via l'extérieur d'en parler, ça peut être extrêmement difficile à vivre pour elles" s'inquiète Emmanuelle Lévy, du Centre d’information du droit des femmes et des familles de Metz. 

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Seule possibilité pour les victimes d'entrer en contact avec les associations : le téléphone. Seulement cette solution peut s'avérer risquée : "on ignore où se trouve la personne, si elle est libre de parler ou non, s'il y a d'autres personnes autour d'elle... On peut proposer de la rappeler à un autre moment mais la situation fait qu'elle n'a sans doute pas la même liberté de parole, qu'elle peut ne pas donner toutes les infos par peur, voire ne pas répondre du tout" ajoute Emmanuelle Lévy.

Vigilance du voisinage

"Nous sommes à l'affût des appels" raconte Marjorie Dardar, juriste au sein de l’association Thionvilloise ATAV. "Là nous sommes inquiets par exemple pour une dame qui est séparée de son conjoint mais qui a décidé de le rejoindre pour le confinement. C'est son droit, on ne peut pas intervenir sur sa décision, mais on l'informe sur ce qu'elle peut faire en cas de problèmes, notamment appeler la police." Les forces de l'ordre qui peuvent également être contactées par le voisinage. "On voit qu'il y a une forme de solidarité entre voisins qui se développe vis-à-vis des personnes vulnérables, constate Emmanuelle Lévy, et clairement les femmes victimes de violences sont des personnes vulnérables. Donc ce serait bien que les voisins - à défaut d'intervenir - au moins puissent appeler les forces de l'ordre ou proposer une aide dans la limite des recommandations de sécurité évidemment."

Le gouvernement a mis en place un numéro d'écoute national, le 3919, disponible 7j/7. Les femmes victimes de violences peuvent également contacter directement les pharmaciens .

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