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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : la réponse de la maison d'arrêt de Dijon au syndicat UFAP

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Par , France Bleu Bourgogne

Alors que la semaine dernière 230 détenus étaient placés en confinement sanitaire partout en France, le syndicat UFAP de la maison d'arrêt de Dijon dénonçait la prise en charge de la situation sanitaire, décrivant une direction "dépassée". Cette dernière répond que ce n'est pas du tout le cas.

La maison d'arrêt de Dijon, rue d'Auxonne
La maison d'arrêt de Dijon, rue d'Auxonne © Radio France - Jacky Page

Neufs personnels de la pénitentiaire testés positifs au coronavirus en France et 230 détenus placés en confinement sanitaire annonçait vendredi dernier la direction de l'administration pénitentiaire. 

La pénitentiaire pas épargnée par l'épidémie

Le COVID-19 qui n'avait jusque là touché qu'un seul détenu, un homme de 74 ans incarcéré à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) décédé lundi 16 mars 2020, n'épargne pas le milieu de la pénitentiaire. 

L'entrée intérieure de la maison d'arrêt de Dijon
L'entrée intérieure de la maison d'arrêt de Dijon © Radio France - Justine Dincher

100.000 masques dès ce lundi dans les prisons

Et alors qu'en France 300 agents, sur un total de 70.000, se trouvaient en quatorzaine à leur domicile, Nicole Belloubet, ministre de la Justice expliquait la semaine dernière que 100.000 masques devaient être livrés "dans les établissements pénitentiaires au plus tard ce lundi".

"Nous respectons des procédures très strictes"

Contrairement à ce que dit le syndicat UFAP de la maison d'arrêt de Dijon, où l'on comptait mi-mars 247 hommes, des 37 femmes et 5 mineurs, la direction explique qu'elle n'est pas du tout prise au dépourvu par cette crise sanitaire. Un proche de l'administration locale a expliqué à France Bleu Bourgogne qu'elle respecte des procédure très stricte établies en partenariat notamment avec l'Agence Régionale de Santé (ARS). 

"Tous les détenus passent sous un portique"

Si la maison d'arrêt de Dijon comme les autres établissements Français doit recevoir, elle aussi, une partie de ces 100.000 masques "nous en avons déjà en réserve". "Si pour l'heure ces masques n'ont pas été distribués aux 110 surveillants notamment pour encadrer les sorties en promenade c'est que les fouilles ne sont pas systématiques, tous les détenus passant sous un portique pour détecter les métaux".

"Des surveillants systématiquement dotés de gants"

Cela signifie que les fouilles des détenus n'interviennent que sous certaines conditions : "nous ciblons certains profils de détenus, par ailleurs lors de ces fouilles, les surveillants sont systématiquement dotés de gants". Par ailleurs rapporte encore la direction de la Maison d'Arrêt, "il y a en permanence du gel hydroalcoolique sur l'ensemble des postes de travail".  

"Un protocole précis en lien avec l'ARS"

Les masques seront utilisés selon un protocole bien précis déterminé en lien avec l'ARS, si des détenus ou des surveillants devaient présenter le moindre symptôme comme de la toux ou de la fièvre, ce qui n'était pas encore la semaine dernière. Si cela devait arriver la personne souffrante serait alors mise à l'isolement, décision qui se prendrait en lien étroit avec le corps médical, dont des représentants sont présents en permanence rue d'Auxonne.

Des mesures pour pallier à l'annulation des parloirs 

Et alors qu'au niveau national tous les parloirs avec les familles et les activités proposées aux détenus (excepté l'accès aux terrain de sports et les promenades) sont annulés le ministère de la justice annonce depuis ce lundi 23 mars 2020 la mise en place notamment d'un crédit de 40 euros par mois sur le compte téléphonique de chaque détenu pour permettre d'entretenir le lien avec les familles, ou encore la gratuité de la télévision et ce tant que la crise du Coronavirus sévira dans notre pays.

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