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Coronavirus : l'émotion et l'inquiétude des éboueurs creusois en "deuxième ligne dans la bataille"

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Par , France Bleu Creuse

Des messages de sympathie de la population, mais aussi de l'inquiétude chez les agents de collecte des déchets creusois. Ils appellent aujourd'hui la population à prendre garde à leurs déchets et craignent des contamination au coronavirus malgré les mesures mises en place.

Les agents de collecte creusois continuent de travailler malgré l'inquiétude
Les agents de collecte creusois continuent de travailler malgré l'inquiétude © Radio France - Valentin BOISSAIS

"Bon courage", "Merci d'être là pour nous", ce sont quelques uns des nombreux témoignages de sympathie laissés par des creusois sur leurs poubelles ces derniers jours. Depuis quelques temps, les agents de collecte se retrouvent quasiment seuls à sillonner les routes de La Souterraine, Guéret ou encore Aubusson. 

Les tournées se font dans des rues fantômes mais elles ébranlent les agents. La population creusoise comme ailleurs en France témoigne sa gratitude "il y a des petits mots, des dessins d'enfants et même parfois certains sortent pour discuter" selon Christophe Battut, agent de collecte chez Evolis 23, le plus gros collecteur du département, "l'autre jour une dame nous a acheté des pains au chocolat pour nous encourager". 

La peur est grande dans les rangs des agents ... 

Un sentiment de passer de l'invisible au visible qui n'empêche pas cependant les agents de ressentir une certaine inquiétude. Christophe Battut qui est aussi délégué syndical pour la CGT estime que chaque matin les agents "partent en tournée avec l'appréhension de ramener cette maladie chez eux, de contaminer les proches ou les enfants".

Chez les agents de collecte la peur est grande, ils sont les premiers à entrer en contact avec des déchets porteurs de virus "les mouchoirs, les bouteilles, il faut que les gens pensent bien à les enfermer dans des sacs". Une précaution que le prestataire privé Evolis 23 qui emploie environ 25 agents de collecte entend diffuser auprès de la population selon son directeur Vincent Fortineau "nous avons pris des mesures de protection mais les gens doivent aussi bien fermer leurs sacs poubelle". 

...Malgré la mise en place de nombreuses mesures 

Tous les camions de collecte sont désormais réduits à deux agents pour éviter les contacts. Mais selon Vincent Fortineau, l'inquiétude de l'entreprise est surtout orientée sur les plateformes de tri manuel où les agents manipulent les déchets. Les effectifs ont été réduit de 13 à 6 dans la cabine de tri pour minimiser les risques de contact, du gel hydro-alcoolique est distribué à volonté mais les masques eux ne sont pas présents (car comme partout, ils sont réservés en priorité aux hôpitaux). 

Nous sommes en deuxième ligne dans cette bataille

L'activité de récolte et de tri des déchets fait partie de ces secteurs qualifiés d'opérateurs d'importance vitale (OIV), l'activité doit donc continuer malgré le confinement. Si Evolis 23 s'occupe de la moitié du département une multitude d'opérateurs interviennent et une quarantaine d'agents sillonnent chaque jour les routes du département dans ce contexte particulier. Pour le moment aucun cas de coronavirus n'a été détecté dans leur rang, mais certains agents sont confinés à domicile après des suspicions. 

Malgré la sympathie de la population et les mesures mises en place, l'inquiétude reste donc vive selon Christophe Battut, "si nous ne sommes pas en première ligne comme les médecins, nous sommes la deuxième ligne dans cette bataille". 

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