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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : Médecins Sans Frontières demande la mise à l'abri de 67 mineurs non accompagnés à Marseille

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Un référé-liberté a été déposé au tribunal administratif de Marseille au nom des associations Médecins Sans Frontières (MSF) et Médecins du Monde (MDM) pour que le Département des Bouches-du-Rhône prenne en charge 67 mineurs non accompagnés.

(photo d'illustration)
(photo d'illustration) © Maxppp - Alexandre Marchi

Le confinement est levé mais la crise sanitaire est toujours là, et à Marseille les associations s'inquiètent de voir de jeunes mineurs non accompagnés retourner dans la rue. Un référé-liberté a donc été déposé au tribunal administratif de Marseille, avec l’aide de la Commission Mineurs Non Accompagnés du Barreau des Avocats de Marseille, au nom des associations Médecins Sans Frontières (MSF) et Médecins du Monde (MDM). L’objectif est de faire assurer, par le Département des Bouches du Rhône, la prise en charge de 67 mineurs non accompagnés (actuellement en procédure pour faire reconnaitre leur minorité). Ces jeunes sont aujourd’hui hébergés par des associations.

Le risque d’une contamination généralisée des mineurs accueillis par MSF et MDM est réel.

En janvier dernier, Médecins Sans Frontières a mis en place un dispositif d’hébergement d’urgence à destination de mineurs non-accompagnés à Marseille. Depuis plus de quatre mois, 59 jeunes sont hébergés dans trois auberges de jeunesse et huit dans un hôtel. Coût de l'opération pour les associations : 248.398 euros en hébergement et alimentation. Ce dispositif prendra fin le 31 mai. "La souffrance psychologique des enfants laissés dans cette situation d’incertitude est très grande" affirme Aloys Vimard, coordinateur de projet de Médecins Sans Frontière à Marseille. Selon les associations, le déconfinement "engendre naturellement une augmentation des interactions sociales. Le risque d’une contamination généralisée des mineurs accueillis par MSF et MDM est réel, au regard de l’impossibilité manifeste de respecter les gestes barrières au sein de ces lieux de mise à l’abri."

Le référé évoque une décision du tribunal administratif de Marseille, le 20 avril dernier, qui a ordonné au Département d’assurer l'hébergement d’urgence et l'assistance de 38 mineurs non-accompagnés présents dans le squat de Saint-Just : "Le conseil départemental a mis à l’abri 38 mineurs dans un délai de huit jours et sans qu’il n’ait besoin de solliciter l’intervention de l’Etat. A cet égard, il convient de constater que le parc hôtelier de Marseille comprend de très nombreux dispositifs hôteliers, de très nombreuses chambres sont disponibles. De sorte que l’administration ne saurait mettre en avant une impossibilité matérielle d’hébergement des mineurs."

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