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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : sept sites d'escroquerie fermés par la gendarmerie de Metz

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Sept sites d'escroquerie liées au coronavirus ont été fermés, en avril, par le groupe cyber de la section de recherches de Metz. "Ces sites essayaient de collecter les données personnelles pour obtenir des coordonnées bancaires", a expliqué à l'AFP le colonel Gérard Cligny, commandant de la SR.

Sept sites d'escroqueries liées au coronavirus ont été fermés par la gendarmerie de Metz.
Sept sites d'escroqueries liées au coronavirus ont été fermés par la gendarmerie de Metz. © Maxppp - Alexandre Marchi

Le groupe cyber de la section de recherches (SR) de Metz a procédé en avril à la fermeture de sept sites d'escroquerie utilisant la méthode du hameçonnage, en lien avec l'épidémie de coronavirus, a annoncé vendredi la gendarmerie. Ces sites ont été détectés grâce à une veille active par le groupe cyber de la SR de Metz, coordonnée par le centre de lutte contre les criminalités numériques de la Gendarmerie nationale, dans le cadre de la crise sanitaire. 

Ces sites proposaient notamment la mise à jour de la carte vitale

"Ces sites essayaient de collecter les données personnelles ou les mots de passe pour obtenir des coordonnées bancaires", a expliqué à l'AFP le colonel Gérard Cligny, commandant la SR de Metz. Les sites étaient en lien avec le monde médical, "proposant une mise à jour de la carte vitale moyennant paiement" par exemple, ou avec le secteur bancaire, "en imitant la syntaxe et la typographie des sites officiels", a détaillé le colonel Cligny.  L'un d'entre eux, qui avait falsifié la plateforme de déclaration des employeurs pour le chômage partiel, générait des pages qui se bloquaient et proposait d'appeler un numéro surtaxé pour remédier au problème, a-t-il poursuivi.  "Les sites ont été détectés de manière précoce, pour certains quelques heures après leur ouverture, et nous avons pu intervenir avant qu'il y ait trop de victimes, même si potentiellement il y en a eu", a souligné le colonel.  

Des sites hébergés en France et à l'étranger

Les premières investigations ont révélé "des sites hébergés dans différents endroits en France et à l'étranger", selon le gendarme, mais sans pouvoir identifier les auteurs.  Avec l'épidémie de coronavirus, "il est important d'adopter une hygiène et des gestes barrières dans le numérique pour se protéger" en redoublant de vigilance lors de la réception de mails, car "les escrocs sont extrêmement opportunistes et profitent de la crise sanitaire", a prévenu Gérard Cligny.  

Dans le groupe cyber à Metz, composé de quatre gendarmes, un binôme est chargé de dénicher les sites d'escroqueries et un autre de détecter la vulnérabilité des systèmes informatiques des acteurs de la santé, de l'alimentation et de la logistique ainsi que des collectivités territoriales. La cellule devrait être renforcée par deux gendarmes d'ici au mois d'août "pour faire face au développement de cette délinquance", a précisé le colonel Cligny.

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