Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : tous les cachets importés par le fondateur de l'entreprise SNF à Andrézieux ont été retrouvés

Les 900 cachets, présentés comme de la chloroquine, ont été retrouvés grâce aux investigations de la brigade de recherche de Montbrison (Loire). Les suites pénales concernant René Pich, fondateur de l'entreprise SNF à Andrézieux (Loire), seront données ultérieurement par le parquet de Saint-Étienne.

L'entreprise SNF à Andrézieux-Bouthéon (Image d'archive
L'entreprise SNF à Andrézieux-Bouthéon (Image d'archive © Radio France - Yves Renaud

"Tout danger est écarté" : ce mardi soir David Charmatz, le procureur de la République de Saint-Étienne, se veut rassurant. Au lendemain de la garde à vue express de René Pich, il estime qu'a priori, la totalité des comprimés a été retrouvée. Il s'agit vraisemblablement de phosphate de chloroquine. C'est pour avoir importé ce produit que René Pich, le fondateur de l’entreprise SNF d'Andrézieux-Bouthéon (Loire) a été entendu, dans le cadre d'une enquête préliminaire pour exercice illégal de la profession de médecin et de la profession de pharmacien.

900 cachets importés d'Inde

René Pich, qui est également directeur général de SNF, dit avoir importé 900 comprimés, ce que la suite de l'enquête devra confirmer. Sur ce stock, 350 ont été rapidement retrouvés. Il s'agissait de médicaments réservés par le dirigeant à lui-même et à ses salariés, au cas où ils contracteraient le coronavirus. 

Les 550 autres ont été retrouvés, ce mardi, grâce aux efforts de la brigade de recherche de Montbrison, chargée de l'enquête. Ils étaient stockés dans des pharmacies et dans les centres hospitaliers ligériens où ils avaient été livrés, sous forme de « dons » par le fondateur du groupe chimique, dans des cartons remplis de masques, de gel hydroalcoolique et de blouses. 

Pas de présentation à un juge 

"La réponse pénale sera donnée ultérieurement" déclare le procureur de Saint-Étienne, qui précise qu'elle "tiendra compte à la fois de l'âge du mis en cause mais surtout de l'absence de volonté de battre monnaie sur ce médicament". Les auditions ont révélé que la bonne volonté d'aider son prochain (sic) de René Pich s'est transformée en "très mauvaise idée", conclut David Charmatz, qui rappelle la dangerosité d'un produit comme la chloroquine, possiblement mortel s'il n'est pas prescrit par un spécialiste. L'enquête doit encore faire la lumière sur la composition exacte de ces cachets venus d'Inde, possiblement contrefaits. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu