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Coronavirus : un couple de septuagénaires havrais bloqué sur un paquebot au large du Panama

Aucun pays d'Amérique du Sud ne souhaite ouvrir ses ports et accueillir le paquebot de Colette et Gérard, un couple résidant près du Havre. Quatre personnes y sont mortes du Coronavirus, plus d'une centaine d'autres sont malades.

Le paquebot où se trouve actuellement Colette et Jacques Le paquebot où se trouve actuellement Colette et Jacques
Le paquebot où se trouve actuellement Colette et Jacques - Jacques Viel

Le Zaandam devait terminer son périple le 21 mars à San Antonio, au Chili. Le géant des mers, de la compagnie Holland America, est cependant toujours au large du Panama. Aucun pays ne souhaite qu'il accoste sur ses côtes. Le paquebot n'est pas épargné par l'épidémie de Coronavirus qui a fait à son bord quatre victimes. Des centaines d'autres ont des "symptômes grippaux". Parmi les passagers, Colette et Gérard, un couple de septuagénaires, originaire de Saint-Aubin-Routot, près du Havre.

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Transférés sur un autre bateau 

"J'ai parlé à mon père sur l'application Whatsapp vendredi, il m'a indiqué qu'il y avait quatre morts sur le bateau", indique Céline Viel, la fille de ce couple difficilement joignable. Le bateau et ses 1800 passagers, partis de Buenos-Aires le 7 mars, ont fait des escales jusqu'au 15 mars. Après, plus rien, le bateau n'avait pas d'autre choix que de rester en mer, il est aujourd'hui non loin du Panama. "Avec la propagation du COVID-19 les pays ont pris des mesures. Ils ferment leurs portes. Aucun port ne pouvait les accueillir, ni le Chili, ni le Pérou...". 

Pour justement éviter davantage la propagation du virus, les passagers non-malades ont été séparés de ceux ayant contractés le COVID-19 et transférés à bord du Rotterdam, un autre navire, venu en renfort. "C'est quasiment le même bateau. Il est arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi. Mes parents, comme les autres passagers, doivent rester confiner dans leur cabine. Ils ont de la chance, ils conservent la même chambre que sur le Zaandam, avec un balcon pour prendre l'air". 

Inquiétudes et sentiment d'abandon 

Même si le couple est confiné et ne présente aucun symptôme, Céline Viel s'inquiète pour ses parents, des personnes vulnérables. "Mon père n'est pas tout jeune, il a 76 ans, ma mère en a 69. On frappe à leur porte pour le plateau repas, mais le plateau repas a forcément été touché".

A cela s'ajoute, le manque d'information. "J'ai appelé le ministère des Affaires étrangères, c'est compliqué. Ils disent suivre cela de près mais nous n'avons pas de réponse, nous ne savons pas ce qu'il se passe. Personne ne nous informe. Mes parents se sentent abandonnés. Où vont-ils aller ? Quel port va les accepter ? Ils se demandent ce que fait l'état depuis le 15 mars, depuis que le bateau est refusé partout", regrette Céline. Le Quai d'Orsay, de son côté, assure faire le nécessaire pour rapatrier les milliers de Français encore bloqués à l’étranger.

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