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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Un parent inquiet pour son enfant ne devrait pas être obligé de le mettre à l’école"

Le retour progressif à l’école. C’est ce qu’a précisé Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education. Réaliste, malgré la pandémie de Covid-19. La présidente de la FCPE du Gard réagit ce mercredi sur France Bleu.

Béatrice Leccia
Béatrice Leccia © Radio France - .

Le 11 mai, cette date, tous les Français la connaissent désormais par cœur, depuis l’allocution d’Emmanuel Macron ce lundi soir. En pleine épidémie de coronavirus, le Président de la République fixe cet objectif comme fin théorique du confinement général de la population. Concernant les écoles, le Ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a relativisé la situation le lendemain, il évoque plutôt un "retour progressif". 

Sur France Bleu, la présidente de la FCPE du Gard, et coordinatrice régionale, confie ce mercredi avoir été "d’abord surprise, on s’était préparé à une reprise en septembre. Moi, je ne suis pas médecin, je ne sais pas quand il faudra sortir du confinement. Je dis juste : rouvrir les écoles, c’est sortir brutalement du confinement. Et ça, franchement, c’est une option qui nous inquiète".

Béatrice Leccia précise, "C’est sortir brutalement du confinement parce que d’un coup ce sont des enfants, des enseignants, des parents, des grands-parents qui peuvent aller chercher les enfants, des atsem, les personnels administratifs. C’est toute une population qui d’un coup se retrouve ensemble. Avec une impossibilité d’appliquer les gestes barrières, notamment en maternelle, en élémentaire, et même au collège."

Peut-on y aller étape par étape, à plusieurs rythmes ? "Pourquoi pas un retour progressif. C’est une option plutôt rassurante. Mais, nous, ce qui nous inquiète, c’est de savoir comment les parents qui ne pourront pas mettre leurs enfants à l’école, vont pouvoir garder leurs enfants. Est-ce que le monde économique, les employeurs ne vont pas demander aux parents globalement 'vous retournez au travail' ? Qui va garder les enfants ? Les grands-parents ? Ça ne me semble pas la solution à privilégier en ce moment."

Les gestes barrières ? Pas si simple, rappelle-t-elle encore, pour les enfants. "La cour de récré, c’est compliqué. En plus c’est anxiogène. Si on demande à des enfants de cours élémentaire de ne pas se toucher,  de ne pas toucher les mêmes objets, c’est angoissant pour eux. Et puis il y a la cantine. C’est l'endroit où ils sont les plus serrés les uns les autres. Et je ne vois pas comment on pourrait reprendre les écoles sans la cantine".

"Un parent qui se sent inquiet pour son enfant ne devrait pas être obligé de le mettre à l’école", Béatrice Leccia, présidente de la FCPE du Gard et coordonnatrice régionale

Béatrice Leccia explique ceci dit avoir rendez-vous avec la rectrice toutes les semaines. La communication, l’échange sont rassurants. Mais elle estime que si "dans 15 jours, il y a aura une nouvelle réflexion. Cette date du 11 mai me semble illusoire".

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