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Faits divers - Justice
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : elle rentre de Chine jusqu'en Savoie, "en Europe il n'y a pas eu de contrôle"

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Par , , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Une famille de Savoie témoigne de son inquiétude après le retour de Chine de sa fille étudiante à Wuhan. Alexandra est rentrée mardi matin à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry "sans aide ni contrôle du gouvernement français".

Alexandra, étudiant à Lyon a fait  48 heures de voyage, plusieurs milliers de kilomètres en train puis en avion, sans aucun contrôle sanitaire
Alexandra, étudiant à Lyon a fait 48 heures de voyage, plusieurs milliers de kilomètres en train puis en avion, sans aucun contrôle sanitaire © Radio France - Damien Triomphe

C'est une famille très inquiète qui témoigne depuis Saint-Baldoph en Savoie. Alexandra est étudiante en licence à Lyon 3 et depuis la rentrée de septembre elle était en Chine, à Wuhan, dans le cadre d'un échange universitaire.

La jeune femme et ses parents racontent aujourd'hui le périple que l'étudiante a affronté pour pouvoir rentrer en France. Il s'agit de 48 heures de voyage, plusieurs milliers de kilomètres en train puis en avion, sans aucun contrôle sanitaire, avant d'atterrir ce mardi matin à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. 

Dès la fin de l'année 2019, l'étudiante entend parler pour la première fois de la propagation du coronavirus à Wuhan. A ce moment-là nous n'en sommes pas encore aux confinements et aux interdictions de circuler dans le pays. Avec une autre étudiante ardéchoise, Alexandra part donc le 12 janvier sans inquiétude particulière pour la province de Chong Qing, à 700 km de distance.  C'est à ce moment-là que les premiers décès sont annoncés et que des alertes au confinement sont lancées. Alexandra décide de rentrer en France sur les conseils de sa famille, mais sans consigne particulière de la part du ministère des affaires étrangères, seulement un appel du consulat lui recommandant de retourner en France.

Aucun contrôle sanitaire dans les aéroports européens

Ce sera d'abord un voyage en train de sept heures, puis un vol jusqu'à Pékin. "En Chine il y a eu des contrôles. Pour prendre le train, on a vérifié notre température, dans l'avion aussi" relate Alexandra. A Pékin, on leur demande aussi de remplir un document, pour savoir si elles présentent des symptômes de la maladie. Et de là, les étudiantes prennent deux liaisons : un premier vol pour Munich puis un avion Munich-Lyon Saint-Exupéry. A aucun moment, une fois arrivées en Europe, elles n'ont été contrôlées ni même questionnées sur leur état de santé

"On aurait souhaité avoir des consignes plus précises" dit le père d'Alexandra

C'est le père d'Alexandra qui l'amènera de lui-même à l'infirmerie de l'aéroport de Lyon. Aujourd'hui, il explique qu'il ne souhaitait pas une prise en charge totale du voyage retour de sa fille mais il critique les annonces officielles du gouvernement français. "Madame Buzyn annonce à grands renforts médiatique l'évacuation de Wuhan, des industriels qui sont à Wuhan, mais on ne parle pas de tous ces ressortissants qui sont à l'extérieur". Le père de famille précise : "on ne demande pas d'être pris en pitié et de nous financer le retour mais on aurait souhaité avoir des consignes plus précises". Il raconte que sa fille a eu un message "laconique du consulat qui lui conseillait de rentrer" mais sans aucune précision par exemple sur la nécessité d'être placée en quarantaine ou pas pour sa fille. Il explique que tous les gens rentrés seuls comme sa fille ne sont pas placés en quarantaine et sont considérés "comme des pestiférés".

Nous sommes considérés comme des pestiférés—Le père d'Alexandra

C'est seulement à la fin de cette semaine que les premiers vols officiels affrétés pour rapatrier des Français depuis la Chine atterriront sur le sol français. La ministre  de la Santé Agnès Buzyn a annoncé mardi matin qu'un premier avion avec une équipe médicale à bord atterrirait "jeudi après-midi à Wuhan" et serait de retour en France "vendredi soir, vendredi dans la nuit ou samedi matin".  "Entre 500 et 1.000 ressortissants français" sont potentiellement concernés mais "tous ne veulent pas rentrer", avait-elle souligné.   

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