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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : Véran, Philippe et Buzyn perquisitionnés dans le cadre de l'enquête sur la gestion de la crise

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Plusieurs perquisitions ont été menées ce jeudi matin, dans le cadre de l'enquête ouverte sur la gestion de la crise par le gouvernement. Parmi les personnalités concernées, le ministre de la Santé Olivier Véran et l'ex-Premier ministre Edouard Philippe.

Edouard Philippe et Olivier Véran, le 28 mars 2020.
Edouard Philippe et Olivier Véran, le 28 mars 2020. © Maxppp - GEOFFROY VAN DER HASSELT

Des perquisitions ont eu lieu jeudi matin aux domiciles et bureaux du ministre de la Santé Olivier Véran dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par la Cour de justice de la République (CJR) en juillet dernier sur la gestion de la crise du coronavirus. 

D'autres perquisitions ont été menées chez le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Selon franceinfo, l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn et l'ex-porte parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sont également concernés.

Neuf plaintes jugées recevables

La Cour de justice de la République a enregistré plusieurs plaintes depuis le début de l'épidémie, elles émanent d'étudiants, de médecins ou encore de proches de victimes du coronavirus. 90 d'entre elles concernent des ministres. La CJR, seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement, a jusqu'ici jugé neuf plaintes recevables. Les auditions des plaignants ont démarré début septembre.

Les perquisitions ont été réalisées par les gendarmes de l'OCLAESP (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) et de l'OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales). L'information judiciaire a été ouverte pour le délit prévu à l'article 223-7 du code pénal : "Quiconque s'abstient volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant, sans risque pour lui ou pour les tiers, de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende".

Interrogé sur ces perquisitions lors de la conférence de presse durant laquelle il détaillait les nouvelles mesures de lutte contre l'épidémie, le Premier ministre Jean Castex a manifesté une confiance "totale" en son ministre de la Santé, Olivier Véran. "Vous comprendrez qu'il ne m'appartient absolument pas de commenter les décisions d'une autorité judiciaire", a ajouté le Premier ministre, en soulignant que le ministre de la Santé "bénéficie d'une totale présomption d'innocence".

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De son côté, le parquet de Paris, qui a reçu plusieurs dizaines de plaintes ciblant parfois des responsables de l'administration, a ouvert le 9 juin une vaste enquête préliminaire, notamment pour "homicides involontaires" ou "mise en danger de la vie d'autrui". Le collectif Victimes Coronavirus France, qui réunit 200 personnes, a de son côté visé mi-septembre le Premier ministre Jean Castex d'une plainte devant la CJR, estimant que le gouvernement continuait de "naviguer à vue" face à l'épidémie.

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