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Faits divers – Justice

Corps carbonisés à Villeparois : la justice justifie le placement de l'enfant et réplique aux accusations

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Par , France Bleu Besançon

Les deux corps carbonisés retrouvés à Villeparois sont bien ceux d'un père de 47 ans et de son fils de 9 ans, qui devait être placé ce jour-là. Une décision dénoncée par les avocats du père. Le Procureur de la République de Vesoul réplique et justifie la mesure de placement de l'enfant.

Emmanuel Dupic, Procureur de la République de Vesoul.
Emmanuel Dupic, Procureur de la République de Vesoul. © Radio France - Anne Fauvarque

Villeparois, France

La justice réplique et s'explique, dans le drame de Villeparois, en Haute-Saône. Les deux corps calcinés retrouvés ce lundi matin dans un bois du village sont bien ceux d'un père et de son fils, d'après les prélèvements ADN réalisés pendant l'autopsie. Les résultats confirment les identités des victimes : Hervé, 47 ans, habitant de la commune et son fils, Enguerrand âgé de 9 ans.

Le père aurait poignardé son fils

Par ailleurs, l'autopsie révèle deux plaies au niveau du cœur de l'enfant, qui seraient des traces de coups de couteau. Le père aurait donc poignardé son fils avant de provoquer une immolation. Un geste commis le jour-même où l'enfant devait être placé en famille d'accueil. D'après le Procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic, Enguerrand était suivi par les services sociaux depuis 2016, tandis que son père avait la garde exclusive. La mesure de placement a été prononcée le 23 mai 2019 et les deux parents ont été reçus par les éducateurs début juin. Le  Conseil départemental de Haute-Saône a ensuite cherché une famille d'accueil adaptée et l'enfant devait y être déposé par son père ce lundi matin.

L'acte ultime démontre l'urgence du placement" Emmanuel Dupic, Procureur de la République de Vesoul

Un placement très mal vécu par Hervé, le père d'Enguerrand. Le Procureur de la République confie qu'une lettre a été retrouvée dans son logement, prouvant qu'il était affecté par cette décision. Les avocats du père ont effet alerté la justice sur le risque d'une issue tragique, mais pour Emmanuel Dupic, justement, cet "acte ultime démontre l'urgence de la mesure". La justice n'a pas commis d'erreur, selon lui, au contraire : "Ce père a assassiné son fils" martèle le Procureur. 

Le drame d'une tension familiale extrêmement intense" Emmanuel Dupic, Procureur de la République de Vesoul

"Ce dossier n'est pas un dossier polémique par rapport au suivi qu'a fait l'institution judiciaire, a ajouté Emmanuel Dupic. Dans le suivi également qu'a fait le conseil départemental sur quatre ans quasiment. Je crois que c'est le drame d'une tension familiale extrêmement intense qui conduit un père à tuer son enfant " conclut le Procureur de Vesoul.

Qui plus est, les deux familles se disputent désormais la restitution du corps de l'enfant, ce qui provoque "un contentieux assez inédit qui est le contentieux de la remise du corps", d'après Emmanuel Dupic.