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Faits divers – Justice

Corrèze : un membre d'un groupuscule d'extrême-droite condamné pour provocation à la haine

jeudi 14 juin 2018 à 20:36 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

La Division nationaliste révolutionnaire refait parler d'elle en Corrèze. Alors que ce groupuscule d'extrême-droite a suscité une vive polémique en début d'année en voulant ouvrir un local à Tulle, l'un de ses membres vient d'être condamné par le tribunal de Brive pour provocation à la haine.

Le tribunal de Brive a jugé Sébastien Dudognon en son absence
Le tribunal de Brive a jugé Sébastien Dudognon en son absence © Radio France - Nicolas Blanzat

Brive-la-Gaillarde, France

Au début de l'année, la Division nationaliste révolutionnaire suscitait l'émoi en Corrèze. Fin janvier, deux hommes de ce groupuscule d'extrême-droite disaient vouloir ouvrir un local dit "de la résistance" dans la ville martyre de Tulle. Ce qui ne s'est pas fait après une mobilisation citoyenne et des pouvoirs publics.

Ce jeudi, l'un d'entre eux a été condamné par le tribunal correctionnel de Brive. Il s'agit de Sébastien Dudognon, ancien responsable des jeunes du Front national en Corrèze. Il écope de trois mois de prison avec sursis et de 4.000€ d'amende. Une publication sur sa page Facebook est en cause.

La préfecture alerte la justice

Cette publication remonte au 29 janvier dernier, en même temps que le projet de local à Tulle. C'est la préfecture de la Corrèze, alertée par un collectif de citoyens, qui a fait le signalement à la justice. Car le compte de Sébastien Dudognon est public, et donc visible de tous. Il s'agissait d'une photo sur laquelle une femme blonde nue est en train d'être violée par un homme brun basané. Avec ce texte : "quand tu es pour l'accueil des migrants et que l'un d'eux t'enrichit sans ton consentement". Voilà ce qui vaut la condamnation pour provocation à la haine en raison de l'origine ou l'ethnie

Mais Sébastien Dudognon ne s'est pas expliqué à la barre parce qu'il ne s'est pas présenté au procès. "Je l'ai partagée car l'image reflète grossièrement ce qui se passe en ce moment en France" avait-il expliqué aux enquêteurs lors d'une audition. Le procureur a insisté sur le lien établi par l'image entre les migrants et la commission de crime pour stigmatiser. Mais le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du procureur sur une éventuelle peine d'inéligibilité à infliger à l'ancien responsable des jeunes du Front national en Corrèze. Contacté par France Bleu Limousin, Sébastien Dudognon n'a pas donné suite. Il disposera de dix jours pour faire appel au moment où un huissier lui aura remis le jugement.