Faits divers – Justice

Corse-du-Sud : un promoteur immobilier tué par balles

Par Julie Guesdon, France Bleu lundi 28 avril 2014 à 12:21 Mis à jour le lundi 28 avril 2014 à 14:47

Voiture de gendarmerie (photo d'illustration)
Voiture de gendarmerie (photo d'illustration) © Maxppp

Un homme de 54 ans a été tué par plusieurs tirs de chevrotine ce lundi dans l'extrême Sud de la Corse, une zone très touristique. La victime, un promoteur immobilier mis en cause dans plusieurs affaires financières, a été abattu alors qu'il circulait en scooter.

Il s'agit du sixième homicide par balles depuis le début de l'année. Lundi 28 avril, Toussaint-Guy Casanova, un promoteur immobilier de 54 ans a été tué dans la de l'extrême Sud de la Corse, mortellement touché par plusieurs tirs de chevrotine. L'exécution est survenue à proximité de l'aéroport international "Sud Corse" dans le hameau de Poggiale, à 7km de Figari.

Un règlement de comptes ?

Guy Casanova a été abattu sur son scooter alors qu'il se rendait dans la station balnéaire de Bonifacio. Les pompiers, appelés sur place pour un accident de la circulation, ont constaté la mort de la victime, blessé à la tête et au thorax. D'après les premiers éléments de l'enquête, le promotteur aurait été pris pour cible par deux automobilistes qui lui ont tendu un guet-apens.

Toussaint-Guy Casanova était déjà connu des services de police pour avoir été mis en cause dans des affaires immobilières. Dans cette zone sous haute-surveillance qui abrite plusieurs résidences de milliardaires du CAC 40, la spéculation financière et immobilière semble engendrer des règlements de compte sur fond de rivalités pour conquérir un territoire touristique très lucratif. Depuis le début de l'année, six personnes ont été assassinées dont un ancien militant nationaliste reconverti, Georges Moretti, tué le 14 avril dernier entre Figaro et Sartène.

Le parquet d'Ajaccio s'est rendu sur place accompagné de techniciens des services d'identification judiciaire et l'affaire a été confiée à la brige de Porto-Vecchio. Mais rien n'indique que les autorités soient en mesure d'identifier les auteurs : en 2013, 17 personnes ont été victimes de règlements de comptes et la plupart des affaires reste inélucidée.

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