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Corse : un exercice militaire suscite la panique dans le village d’Ota

Par France Bleu RCFM, France Bleu RCFM et France Bleu mardi 25 octobre 2016 à 12:56 Mis à jour le mardi 25 octobre 2016 à 14:30

Les militaires du 2e REP de Calvi ont investi au petit matin le village d'Ota au cours d'un exercice tenu secret
Les militaires du 2e REP de Calvi ont investi au petit matin le village d'Ota au cours d'un exercice tenu secret © Maxppp - .

Le réveil a été difficile ce mardi 25 octobre pour les habitants d’Ota, en Corse du Sud. Non avertis, certains d’entre eux se sont retrouvés nez à nez avec des militaires du 2e REP de Calvi qui effectuaient des exercices dans le village.

Les militaires du 2e Régiment Etranger de Parachutistes étaient à pied d’œuvre ce matin dans les proches environs du village d’Ota. L’exercice n’avait rien d’extraordinaire, si ce n’est que la population n’a pas été prévenue de l’opération d’entrainement qui était menée sur leur commune.

Conséquence, la panique a gagné de nombreuses personnes. Pascal, habitant de Ota, a eu très peur et considère, dans le contexte actuel, que les choses auraient pu mal finir. « Mon fils est parti travailler ce matin à 6h30. Il fallait voir. Il en sortait de tous les côtés. C’est de la folie de faire des choses pareilles. Il y aurait pu y avoir un massacre ce matin. Nous sommes tous chasseurs, nous sommes tous armés. On aurait pu faire un carnage. Ils étaient au moins 300, ça mitraillait partout dans le village. On se serait cru en guerre. J’ai appelé la gendarmerie qui n’était pas au courant. C’est n’importe quoi. Avec tout ce qui se passe maintenant, on ne fait pas des choses comme ça. Quand on fait de telles opérations on prévient la population. C’est inadmissible. »

Pascal Ceccaldi habitant d'Ota

Le maire d'Ota, Pierre Paul de Pianelli, lui, s'est défendu en expliquant qu'il n'avait pas pu savoir exactement à quel moment l'exercice serait effectué. "J'ai eu un seul contact avec un officier du 2ème REP par téléphone il y a une quinzaine de jours pour m'annoncer ce projet de manœuvre auquel je n'étais pas opposé, mais pour lequel je n'avais aucune précision. J'ai demandé un mail me disant le jour et l'heure de l'intervention, je ne l'ai jamais eu. Je n'ai donc pas pu transmettre l'information. Je suis désolé pour les gens qui ont été effrayés. Mais on ne pouvait pas confondre ces 300 soldats avec des commandos de Daesh. Je ne vois pas comment on peut faire l'amalgame".

Pierre Paul de Pianelli, le maire d'Ota

Il s'agissait bien d'un exercice, mais la légion étrangère n’a pas fait de commentaire sur cette affaire.

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