Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice

Corte, meurtre de B. Casanova : Après l'indignation, quelles actions ?

-
Par , France Bleu RCFM

Massive, compacte et silencieuse. La foule qui a défilé sur le cours Pasquale Paoli à Corti ce samedi 8 février rendait hommage à Barthélémy Casanova. Même tableau qu'il y a dix ans presque jour pour jour, après qu'un étudiant ait subi le même sort. Comment éviter que les armes ne parlent encore ?

Plusieurs milliers de personnes dans les rues de Corti, 4000 selon le collectif "A Maffia Nò, A Vita Iè".
Plusieurs milliers de personnes dans les rues de Corti, 4000 selon le collectif "A Maffia Nò, A Vita Iè". © Radio France - Olivier Castel

"Il y a trop d'armes à Corté ? -Ah, il paraît...surtout les jeunes en ce moment...ils sont armés...il faut pas dire grand-chose...-Comment il faudrait faire avec ces jeunes selon vous ? -Je ne sais pas, aucune idée...après, ce sont les parents aussi..."

Ce septuagénaire cortenais a l'air un peu désemparé quand on lui pose la question. Venu témoigner lui aussi de son soutien à la famille de Barthélémy Casanova et à ses proches, il contemple les centaines de personnes qui se massent devant le collège-lycée Pasquale Paoli. Un agglomérat humain silencieux, jusqu'à son arrivée au pied de l'hôtel de ville. Solennel aussi, face à Michaela Sindali, courageuse maman qui a marché aux côtés des siens, et d'inconnus venus de toute la Corse. Après que celle-ci ait allumé une bougie blanche en haut de l'escalier, ce sont des roses rouges qui s'entassent sur le parapet. Certains tiennent des rameaux d'olivier dans leurs mains. 

Marie, venue témoigner sa solidarité à la famille, voudrait qu'au-delà de l'émotion, une prise de conscience s'opère collectivement.

"On espère que cela peut faire changer les choses, parce que les premières mobilisations il y a dix ans* et plus, n'ont pas fait avancer les choses, mais là, ça suffit maintenant. La mobilisation citoyenne et les associations doivent faire prendre conscience qu'il faut changer les règles de vie et de comportement dans la société". 

Michaela Sindali, (en haut de l'escalier) mère de la victime, allumant une bougie en mémoire de son fils, abattu le 28 janvier. B. Casanova était aussi conseiller municipal. - Radio France
Michaela Sindali, (en haut de l'escalier) mère de la victime, allumant une bougie en mémoire de son fils, abattu le 28 janvier. B. Casanova était aussi conseiller municipal. © Radio France - Olivier Castel

Des contrôles à l'entrée des établissements de nuit ? 

Ce triste matin de janvier 2020 restera pour beaucoup dans l'assistance comme une injustice, celle d'un coup de feu et d'un homme fauché par une balle. Celle des armes dans les établissements festifs. Par la voix de Dominique Bianconi, le collectif "A Maffia Nò A Vita Iè" demande des mesures à l'Etat, mais pas seulement.

Par exemple, est-il normal que l'on puisse rentrer armé dans un établissement ? Est-il normal que l'on puisse servir de l'alcool à des jeunes (mineurs) ? [...] Il y a des mesures qui dépendent de l'Etat, mais il faut aussi qu'au moment où ces contrôles pourraient être faits, il n'y ait pas une levée de boucliers pour empêcher que ces contrôles portent leurs fruits.

" C'est horrible d'en être à demander à ce qu'on soit plus "fliqués" "

Contrôler, surveiller, c'est une demande que formule la fédération des commerçants cortenais depuis plusieurs années, explique sa présidente, Cathy Acquaviva.

Il faut des caméras de surveillance à l'intérieur bien sûr, mais à l'extérieur aussi. Il faut des portiques de sécurité, il faut des vigiles. Ce n'est quand-même pas normal que des jeunes entrent armés dans une boîte ! [...] Je suis révoltée, c'est tout, ça ne devrait plus arriver. C'est horrible, aussi, d'en être à demander à ce qu'on soit plus "fliqués", vous vous rendez compte?

La tête du cortège, avec la famille de la victime, et des membres du collectif  - Radio France
La tête du cortège, avec la famille de la victime, et des membres du collectif © Radio France - Olivier Castel

* Le 5 février 2010, Antoine Casanova, 21 ans, étudiant de l'université de Corti originaire de Pitretu-è-Bichisgià, était tué d'une balle dans la tête aux abords d'un bar de nuit. Un marche blanche avait là aussi réuni la société corse, élus compris, dans les rues de la cité paoline.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu