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Corte : une apicultrice victime d'incendies d'apparence criminelle : "Ça ne m'empêchera pas de travailler"

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Par , France Bleu RCFM

Une apicultrice a constaté que ses installations, situées près de la RT 50, sur la commune de Corti, ainsi que du matériel avaient été touchés par un incendie. Les ruches ont été épargnées par le(s) auteur(s). L'agricultrice a déposé plainte.

Une cabane type Algeco et du matériel calcinés : exemple de dégâts constatés par Savéria Casanova sur son exploitation de Corte, mardi 19 janvier 2020.
Une cabane type Algeco et du matériel calcinés : exemple de dégâts constatés par Savéria Casanova sur son exploitation de Corte, mardi 19 janvier 2020. © Radio France - Contribution

"Sabotage de mon outil de travail !", s'exclame Savéria Casanova sur le réseau social Facebook. En publiant des photos, elle dévoile les dégâts qu'elle explique avoir découvert mardi matin sur son exploitation apicole, située à Corte. Les faits se seraient produits selon elle dans la nuit du 18 au 19 janvier 2021.

Les 15 ruches présentes sur le terrain n'ont pas été touchées. Cependant, une cabane contenant des effets personnels ainsi que du matériel apicole a été détruite par le feu. Une pelle mécanique , proche des ruches, a également été dégradée par les flammes, et est hors d'usage, selon l'apicultrice. 

Savéria Casanova, 39 ans est apicultrice à Coti-Chjavari et déclarée en AOP "Meli di Corsica". Elle s'est installée en second lieu sur Corti depuis l'an dernier seulement. Elle a déposé plainte à la gendarmerie de Corti.

"Heureusement, les pompiers sont arrivés à temps. Je n'ai pas perdu de ruches, je n'ai perdu qu'un endroit de stockage, où il y avait une machine à café, une glacière, une table...et du matériel apicole", déplore l'apicultrice. "A cette époque de l'année, cela ne m'empêche pas de travailler, mais cela m'empêchera de travailler au mois de mars". 

Une pelle mécanique servant à l'apicultrice a été également été touchée par un incendie. Elle est hors d'usage.
Une pelle mécanique servant à l'apicultrice a été également été touchée par un incendie. Elle est hors d'usage. © Radio France - Contribution

Aucune trace ni revendication sur place

Sur place, selon elle, aucune trace ni revendication pouvant expliquer l'acte n'aurait été découverte. Cet incendie n'empêchera pas pour autant l'intéressée de reprendre son activité dès qu'elle le pourra.

_"Je travaillerai autrement, cela ne m'en empêchera pas. L'agriculture, c'est l'avenir de la Corse, donc je ne lâcherai rien. Avec tous les soutiens que j'ai reçu, cela ne me décourage pas"_, assure-t-elle à notre micro.

Savéria Casanova dit avoir été soutenue par le Syndicat agricole "A Mossa Paisana". 

"Ce genre de choses, ce n'est ni fait ni à faire. Ces actes sont malheureusement récurrents. Certains ne sont d'ailleurs pas médiatisés", explique Jean-Luc Albertini, le président du syndicat, joint par téléphone.

Au-delà du syndicat, Savéria a reçu du réconfort de la part de sa famille, proches ainsi que d'autres agriculteurs. Une proposition de créer une cagnotte de soutien lui a été faite, mais elle explique ne pas vouloir l'accepter. Un apiculteur d'Azzana lui a également proposé des ruches.

Les caméras, une solution ?

Savéria Casanova explique, malgré sa détermination, qu'elle va équiper son terrain en caméras afin de dissuader toute récidive. Une solution adoptée par Marlène Hahusseau, pour son rucher de Siscu. Victime il y a cinq ans d'un vol de grande ampleur (50 ruches avaient disparues), ainsi que de versements de diesel sur ses essaims, l'apicultrice du Cap Corse s'est équipée en caméras à vision nocturne, et a placé des systèmes de géolocalisation sur ses ruches. 

Le président du syndicat AOP "Meli di Corsica, Denis Casalta, déplore qu'il faille en arriver là. 

"Nos ruchers sont toujours dans des territoires ruraux, loin des habitations pour ne pas déranger... Mais on ne va pas piéger les ruches quand-même ! Je ne vois que la surveillance vidéo, comme solution, ou le GPS en cas de vol. Mais le feu, c'est imparable, on ne peut rien faire ! Va-t-on tomber dans une société où tout est sous surveillance ?", s'interroge Denis Casalta. 

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