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Dossier : Le + info de France Bleu Bourgogne

Côte-d'Or : les immeubles anciens sont-ils à l'abri des incendies ?

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Par , France Bleu Bourgogne

Deux graves incendies ont eu lieu à Dijon (Côte-d'Or) en moins de deux mois : rue du Bourg, le 2 janvier 2021, et rue Gagnereaux, le 22 février 2021. A chaque fois, ils ont eu lieu dans des immeubles anciens, et en centre-ville.

Les pompiers en pleine intervention sur un incendie rue Gagnereaux, à Dijon (Côte-d'Or).
Les pompiers en pleine intervention sur un incendie rue Gagnereaux, à Dijon (Côte-d'Or). © Radio France - Cédric Hermel

Les pompiers ont continué à déblayer ce qu'il reste du deuxième étage de l'immeuble du 4 rue Gagnereaux, à Dijon (Côte-d'Or), mercredi 23 février 2021. Un incendie a ravagé ce bâtiment situé à deux pas de la place de la République la veille. Bilan : huit personnes ont été légèrement blessées et transportées à l'hôpital. Ce n'est pas le seul de cette ampleur ces dernières semaines à Dijon. Il y a également celui de la rue du Bourg, le 2 janvier dernier. Une personne est morte

Ces incendies se sont déroulés dans des immeubles anciens et en centre-ville, à quelques semaines d'intervalle. Pour certains habitants du centre-ville comme Anna-Laure, ça n'a rien de rassurant. Cette étudiante en médecine de 27 ans habite à deux pas de la place Saint-Michel, dans un immeuble ancien. Elle a peur qu'il y ait un incendie chez elle. "Il y en a eu deux dans les deux rues adjacentes. Mon immeuble est assez délabré, il n'est pas très bien entretenu. Du coup j'ai un peu peur", raconte la jeune femme.

Malgré l'âge de certains immeubles dijonnais, ils doivent être aux normes de sécurité. L'une parmi d'autres, obligatoire, c'est la présence d'un détecteur de fumée dans une des pièces de l'appartement ou de la maison. C'est le cas depuis la loi du 9 mars 2010 qui donnait jusqu'au 8 mars 2015 pour installer un de ces boitiers blancs, munis de piles. Ils servent surtout à alerter rapidement pour éteindre un feu naissant. Pourtant une minorité de propriétaires, qui ont la charge et payer et installer ces engins, ne le font pas. 

"Mon immeuble est assez délabré, il n'est pas très bien entretenu. Du coup j'ai un peu peur qu'il y ait un incendie." - Anna-Laure, habitante du centre-ville de Dijon.

Parmi les clients de François-Gilles Gallo, agent immobilier dijonnais, il y en a deux voire trois qui n'ont pas daigné le faire. Une minorité selon lui. "C'est très peu mais quand même beaucoup", commente-t-il. Du coup, il fait de la pédagogie : "On peut simplement éduquer mais on a pas de pouvoir pour leur dire "je vous oblige à le faire sinon je vous mets une contravention." Ce n'est pas notre job. Nous, on explique que quand on a un appartement à 50.000 euros ou une maison à 600.000 euros, c'est pas un boiter à 10 euros qui va nous tracasser la vie. Et en plus le risque est important".

Des pompiers en intervention sur un incendie au 4 rue Gagnereaux à Dijon (Côte-d'Or).
Des pompiers en intervention sur un incendie au 4 rue Gagnereaux à Dijon (Côte-d'Or). © Radio France - Cédric Hermel

La sécurité avant tout

François-Gilles Gallo n'est pas le seul à faire de la pédagogie. L'UNPI 21 (Union Nationale des Propriétaires Immobiliers) revendique en faire. Ses près de 2.500 propriétaires qui représentent près de 10.000 biens immobiliers en Côte-d'Or ont reçu un courrier récemment. Elle leur indique les derniers changements de loi en matière de sécurité dans les appartement ou maisons. 

Ces changements de législation, les propriétaires doivent s'y soumettre. Alors est-ce que certains d'entre peuvent faire preuve de mauvaise foi en ne faisant pas les modifications ? Non, pour Jean Perrin, président de l'UNPI. "Ils n'ont pas la tête dure (les propriétaires, N.D.L.R.), le problème c'est pour être au courant. Si on leur explique ce qu'ils doivent faire, je vous garantis qu'ils le font parce qu'ils ont pas envie d'avoir un immeuble détruit. Et pire encore, ils n'ont pas envie d'avoir un décès dans leur immeuble", estime-t-il.

Autant d'incendies dans des immeubles anciens que vieux

Selon le commandant Sausseret, du SDIS 21 (Service Départemental d'Incendie et de Secours), en charge de l'intervention rue Gagnereaux à Dijon, les incendies peuvent toucher autant les bâtiments anciens que neufs. "Il y a autant de risques", précise-t-il. Des incendies aussi violents que celui de la rue Gagnereaux voire de la rue du Bourg, il y en a 4 à 5 par mois dans le département de Côte-d'Or. Dans le cas du premier, "l'immeuble n'était pas vétuste."

La différence peut se voir sur les bâtiments anciens, où les pompiers sont confrontés "à des difficultés d'accessibilité. C'est lié à l'histoire du bâtiment. Comprenez bien que dans un centre historique comme celui de Dijon, il est moins aisé de trouver le cheminement tandis que c'est beaucoup plus facile dans un quartier récemment sorti de terre." Ces difficultés, les équipes du SDIS les ont retrouvées rue Gagnereaux, le 22 février, et surtout rue du Bourg, le 2 janvier.

Alors quelle peut être la cause de ces incendies ? Pour l'officier du SDIS, ça tient en partie à la vigilance du locataire, notamment éviter de laisser une plaque ou une friteuse allumée. 

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