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Faits divers – Justice

Côte-d'Or : grande concertation des forces de l'ordre pour rétablir le lien avec les habitants

mercredi 8 novembre 2017 à 19:07 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne

La préfecture de Côte-d'Or a lancé officiellement ce mercredi la grande concertation sur la Police de Sécurité du Quotidien. Une demande du gouvernement pour renforcer la lutte contre l'insécurité et rétablir le lien entre les forces de l'ordre et les habitants.

photo d'illustration
photo d'illustration © Maxppp - Sébastien Jarry

Dijon, France

La future Police de Sécurité du Quotidien a été lancé fin octobre par Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur. L'objectif, c'est de donner aux forces de l'ordre plus de moyens pour lutter contre l'insécurité et renforcer les liens avec les habitants. Une grande concertation d'un mois vient d'être officiellement lancée en Côte-d'Or.

Tous les acteurs doivent travailler main dans la main

D'abord tous les gendarmes et les policiers vont recevoir un questionnaire à remplir individuellement. Mais la concertation se fait aussi au niveau départemental, avec plusieurs réunions entre la Préfecture, le Parquet, la police nationale, la police municipale, la gendarmerie, mais pas seulement. La préfète Christiane Barret veut inclure tous ceux qui peuvent avoir un impact sur la sécurité des habitants : " les bailleurs sociaux peuvent avoir un rôle, c'est tout bête, mais en mettant la lumière sur certains chemins, c'est plus sécurisant. Les élus aussi sont importants, c'est souvent le maire qu'on contacte en premier quand il y a des problèmes d'insécurité. Et puis les services sociaux sont en contact quotidiennement avec les Côte-d'Oriens, tout comme les commerçants. "

Renouer le contact avec les habitants

L'idée du gouvernement, c'est que les solutions viennent directement du terrain, pour faire " une police sur-mesure " en fonction des besoins des différents territoires. Tous les acteurs constatent que les forces de l'ordre ont peu à peu perdu le contact qu'elles avaient avec les habitants, pour plusieurs raisons. " L'empilement des tâches fait qu'on a moins de temps aujourd'hui ", reconnaît le Général Olivier Kim qui commande la région de gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté. Il propose par exemple que les procurations se fassent par internet, ce qui libérerait du temps aux gendarmes.

Le numérique devrait aussi permettre aux forces de l'ordre de retrouver du temps pour aller rencontrer les habitants. Les gendarmes possèdent déjà des tablettes numériques dans le département, et ça va se généraliser dans tout le pays, y compris dans la police. " C'est comme si un gendarme partait avec une brigade numérique en poche " , le travail est plus rapide, plus efficace.

Une réponse judiciaire adéquate

Pour que le travail des forces de l'ordre soit efficace, il faut aussi " une réponse judiciaire au quotidien " souligne le Directeur départemental de la Sûreté publique Thierry Alende. Il voudrait que la parole du policier retrouve du pouvoir, et que les différentes institutions travaillent main dans la main.

Pour retrouver les bonnes habitudes, l'école de gendarmerie de Longvic propose aux futurs gendarmes, et à ceux déjà en poste qui viennent en formation continue des conseils de base . "_ Descendez de la voiture, ne soyez pas ces gendarmes qui patrouillent toutes vitres fermées, descendez saluer les habitants, discuter avec eux "_ rappelle le colonel Bertrand François qui commande l'école de Longvic. Des conseils précieux à la fois pour les gendarmes plus anciens, qui ont parfois perdu l'habitude à cause des charges administratives qui leur prennent trop de temps, et aux jeunes gendarmes, génération numérique, qui ont l'habitude d'avoir le nez collés à leurs écrans.