Faits divers – Justice

Côte-d'Or : le choc à Genlis après le viol présumé d'une fillette dans son école

Par Victoria Koussa, France Bleu Bourgogne et France Bleu mardi 29 novembre 2016 à 18:44 Mis à jour le mardi 29 novembre 2016 à 19:04

Les parents de l'école maternelle de La Chenaie sont abasourdis.
Les parents de l'école maternelle de La Chenaie sont abasourdis. © Radio France - Victoria Koussa

Une petite fille de quatre ans accuse son enseignant de l'avoir agressée sexuellement dans son école de Genlis, en Côte-d'Or. Depuis, le père de famille de 42 ans a été mis à pied et écroué pour viol. Deux semaines après les faits, les parents d'élèves de l'école La Chenaie restent sous le choc.

"Quand on emmène nos enfants à l'école, c'est pour le meilleur, pas pour le pire". Une mère de famille se tient droite devant les grilles de l'école maternelle, dans cette zone calme et résidentielle de Genlis, près de Dijon (21). La mine abattue. Elle n'aurait jamais imaginé que dans l'école maternelle de son fils, âgé de 5 ans, située dans une petite ville de 5.500 habitants, se produise l'impensable.

Pourtant, mercredi 16 novembre dernier, une petite fille scolarisée en moyenne section a dit à ses parents que son enseignant, celui qui remplaçait sa maîtresse, l'avait agressée sexuellement quelques jours plus tôt. L'ancien directeur d'établissement scolaire sera mis à pied le lendemain.

La grille de l'école maternelle où les parents se retrouvent dans le silence ce mardi à Genlis. - Radio France
La grille de l'école maternelle où les parents se retrouvent dans le silence ce mardi à Genlis. © Radio France - Victoria Koussa

Une agression dans les toilettes de l'école ?

"Apparemment, ça s'est passé dans les toilettes de l'école", témoigne une maman, qui connaît les parents de la petite fille. Elle a les larmes aux yeux, comme d'autres mères qui se retrouvent en petits groupes, le visage fermé, dont la plupart préfèrent garder le silence.

Pourtant, certaines sont au courant depuis plus d'une semaine. Les parents d'élève ont été rapidement informés du viol présumé par la direction de l'établissement, avant d'être pris en charge par une cellule psychologique.

Malgré tout, certains parents d'élève soulignent la présomption d'innocence du remplaçant. Et même si Karine, la mère d'un garçon scolarisé aussi à La Chenaie, est encore choquée, elle ne veut pas que son émotion remplace sa lucidité. Cette fille d'instituteurs ne peut pas s'empêcher de penser à cet homme qui "pourrait avoir la vie brisée s'il s'agissait d'un mensonge".

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