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Côtes-d’Armor : un septuagénaire condamné pour avoir piégé sa maison avec des explosifs

En septembre 2018, lors d’une tentative de cambriolage dans une maison d’Yvignac-la-Tour près de Dinan (Côtes-d’Armor), les gendarmes avaient découvert des pièges explosifs qui protégeaient la longère. Le propriétaire de la maison était jugé ce jeudi 9 juillet en même temps que ses cambrioleurs.

L'entrée du tribunal de Saint-Malo.
L'entrée du tribunal de Saint-Malo. © Radio France - Benjamin Fontaine

Un homme de 76 ans comparaissait ce jeudi 9 juillet devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo. En septembre 2018, alors qu’il est à l’étranger, sa maison d'Yvignac-la-Tour, au sud de Dinan (Côtes-d’Armor) est l’objet d’une tentative de cambriolage. Trois jeunes tentent de pénétrer dans sa longère en cassant le carreau d’une fenêtre mais en découvrant des dispositifs explosifs placés dans la maison, ils choisissent d'appeler les gendarmes.

Grenades, gommes-cognes et cartouches diverses

Sur place, les militaires constatent que de nombreux pièges ont été posés aux fenêtres et aux portes. Des démineurs sont appelés pour désamorcer les dispositifs reliés aux ouvertures par des ficelles. Des grenades lacrymogène, des canons avertisseurs, des cartouches sont découverts mais aussi des gommes-cognes.

Quelques jours plus tard, la procureure de la République de Saint-Brieuc décide de poursuivre le septuagénaire pour mise en danger de la vie d’autrui, détention d’un dépôt d’armes et de munitions. Le retraité, conservateur de musée à l’étranger, et ses deux cambrioleurs se sont retrouvés à la barre du tribunal ce jeudi 9 juillet.

Une dizaine de cambriolages commis dans la maison

"J’avais mis ces pièges avec dans l’idée qu’ils fassent peur. Je pensais que ça ferait du bruit pour prévenir les voisins. J’ai un trop grand sens de la vie pour penser à tuer des gens," explique à la barre l’ancien militaire et garde du corps. "Pourquoi ne pas avoir installé d’alarme ?" questionne la juge. "J’ai hérité cette maison de mon père qui était un grand collectionneur mais je n’y suis jamais. Je m’en sers pour stocker ses objets. Il n’y ni l’eau ni l’électricité, je ne peux pas mettre d’alarme mais j’ai été négligeant je le reconnais," confesse l’homme à la carrure imposante.

La juge lui rappelle alors la dangerosité des dispositifs artisanaux. D’après les experts, certains auraient pu tuer n’importe quel intrus qui aurait tenté de pénétrer dans l’habitation. Dans le voisinage, tout le monde savait que la maison était piégée. C’est d’ailleurs par défi que les trois jeunes cambrioleurs ont tenté d’y entrer par effraction. Quelques jours après leur première expédition, ils sont retournés dans la longère pour y voler des montres, un revolver et de l’argent. 

Amende avec sursis

Pour ces différents méfaits ils ont été condamnés à des peines de deux et trois mois de prison avec sursis Le septuagénaire écope lui d’une amende de 2.000 euros avec sursis et d’une interdiction de détenir des armes de catégorie A et B pendant trois ans.

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