Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Côtes d’Armor : une nounou jugée pour avoir secoué un bébé

jeudi 27 septembre 2018 à 21:40 Par Johan Moison, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

Une assistante maternelle des Côtes d'Armor a comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour des faits de violence volontaire. Elle est soupçonnée d’avoir secoué une enfant de 10 mois dont elle avait la garde.

Le palais de justice de Saint-Brieuc
Le palais de justice de Saint-Brieuc © Radio France - Johan Moison

Saint-Brieuc, France

C’est le CHU de Rennes qui alerte la justice en mars 2017 : une petite fille de 10 mois admise à l’hôpital présente tous les symptômes du syndrome du bébé secoué. 

Sa nounou est interpellée deux jours après.

A la barre du tribunal, cette assistance maternelle expérimentée, présentée comme impulsive par un psychiatre, nie les faits : "sur la table à langer la petite s’est raidie, elle a été prise de convulsions, je l’ai mise sous la douche, elle ne réagissait plus. _J’ai cru qu’elle allait mourir dans mes bras, j’étais paniquée_…".

Tout ce que je sais, c’est que je ne l’ai pas secoué

Geste d'hostilité évident

L’expertise médico-légale versée au dossier est accablante pour la nounou, il y a eu secouement selon le médecin. La procureure n’a aucun doute sur la culpabilité de la prévenue. "On ne lui reproche pas de l'avoir secoué comme une poupée de chiffon mais d'avoir eu un geste d'hostilité évident", nuance-t-elle néanmoins avant de réclamer 2 ans de prison dont 6 mois ferme. Et l’interdiction d’exercer une activité en contact habituel avec des mineurs.  

L'expertise remise en cause

La défense émet des doutes sur les conclusions de cette unique expertise réalisée par _"un ancien chirurgien plastique, pas par un spécialiste du syndrome du bébé secoué_"

Le tribunal rendra son jugement le 8 novembre prochain. La petite fille, aujourd’hui âgée de 2 ans et demi, ne devrait pas garder de séquelles de cet épisode de sa vie. Elle est même "en pleine forme", rassure ses parents.