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Coup de filet des gendarmes : ils pénètrent dans son appartement, elle se dit victime d'une erreur

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Deux hommes soupçonnés d'avoir cambriolés six fois la maroquinerie de luxe MMD de Granges-lès-Beaumont (Drôme) ont été interpellés lundi. Lors du coup de filet, les gendarmes pénètrent dans un appartement. Son occupante se dit victime d'une erreur. La gendarmerie de la Drôme nie toute méprise.

Illustration Gendarmerie Illustration Gendarmerie
Illustration Gendarmerie © Radio France - Victor Vasseur

Trois hommes ont été mis en examen cette semaine pour une série de cambriolages à la Manufacture maroquinerie du Dauphiné, basée à Granges-lès-Beaumont (Drôme). L'entreprise fabrique des sacs de luxe, notamment pour Louis-Vuitton. Entre novembre 2018 et octobre 2019, les suspects auraient commis six cambriolages pour un préjudice estimé à 65 000 euros par les gendarmes. Parmi les trois hommes, l'un d'eux âgé de 35 ans est déjà en détention pour d'autres faits.

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Lundi 6 juillet, les militaires de Romans-sur-Isère et les policiers stéphanois sont allés interpeller ses deux complices, âgés de 25 ans, à Saint-Etienne. Plusieurs adresses étaient visées par les forces de l'ordre, autant d'endroits où auraient pu se cacher les deux suspects.

"Mon nom est sur la porte, on n'a pas le droit de se tromper"

Les gendarmes ont donc forcé la porte de l'appartement de Tayakout Y. "J'étais en train de dormir quand j'ai entendu comme un coup de feu. Ça me réveille, j'entends du boucan dans ma cage d'escalier. Et là il y a des hommes armés, cagoulés, en uniforme. Ils m'ont braqué, sortie du lit et m'ont attrapée pour me mettre les menottes", raconte, choquée, cette grand-mère. 

Son petit-fils de 10 ans dormait dans la chambre d'à côté. Lui aussi s'est fait maîtriser par les gendarmes d'après Tayakout. "Il y avait un gendarme qui lui tenait les mains derrière le dos. Il pleurait." Les militaires fouillent l'appartement et demandent où est l'un des suspects. "Je leur ai dit : « Je n'ai aucun enfant de ce nom ». Ils se sont regardés et ils ont dit : « Putain, on s'est trompé de maison », conclut la femme qui est en colère. Mon nom est à la porte, on n'a pas le droit de se tromper. Ils se renseignent. Là, leur raid a foiré." Elle demande désormais des excuses de la part des gendarmes.

Aucune erreur pour la gendarmerie

La gendarmerie de la Drôme assure de son côté qu'il n'y pas eu d'erreur. L'appartement de Mme Y. était l'une des cibles où pouvait se cacher l'un des suspects. Il a finalement été retrouvé dans un autre logement. Quant à la femme, elle a été menottée le temps de la sécurisation des lieux. Elle a été libérée sans être placée en garde à vue une fois l'opération terminée. Les gendarmes lui ont fourni un document pour qu'elle se fasse indemnisée la réparation de sa porte.

Les trois suspects ont été mis en examen. L'homme déjà incarcéré reste derrière les barreaux. Les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

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