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CARTE - Canicule : 78 départements en vigilance orange
Faits divers – Justice

Coups de couteau à Périgueux : trois ans de prison pour l'agresseur

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Jugé ce vendredi 17 août en comparution immédiate, l'auteur des coups de couteau, rue Victor-Hugo, à Périgueux, restera trois ans derrière les barreaux. Victimes et témoins décrivent un homme dans un état second durant l'agression.

Le tribunal de grande instance de Périgueux - illustration
Le tribunal de grande instance de Périgueux - illustration © Radio France - Antoine Balandra

Périgueux, France

Lundi 13 août, vers 18 heures, il a agressé et blessé quatre personnes avec un couteau de cuisine, rue Victor Hugo en centre-ville. Le jeune demandeur d'asile de 19 ans était jugé ce vendredi en comparution immédiate au tribunal de Périgueux. Condamné à quatre ans de prison dont un an avec sursis. Il est interdit de séjour en Dordogne pendant cinq ans. 

Du "loup" à l'agneau 

Contraste étonnant entre celui décrit pendant les faits et l'homme qui s'est présenté face aux juges ce vendredi. Une des victimes, un des deux ambulanciers raconte : "C'est un loup que j'avais en face de moi, pas un être humain". Mais dans le box, le loup de lundi s'est transformé en agneau. Le jeune homme est maigre, il a les joues creuses, les cheveux longs et les traits tirés. Il baisse sa tête la majorité du temps et ponctue ses réponses d'un reniflement de tristesse.  

C'est un loup que j'avais en face de moi, pas un être humain" - Un des deux ambulanciers victime.

Nadège Trion, l'avocate des deux frères, les autres victimes, ajoute : "On a l'impression d'être en face d'une autre personne." Le procureur aussi souligne la différence : "Imaginez il y a quelques jours cet homme, très agressif, en train de taper sur le capot de la voiture d'une mère de famille avec trois enfants à l'arrière". 

Le whisky et plus de souvenirs 

Face au juge, le jeune demandeur d'asile confirme avoir bu une bouteille de whisky avec son cousin l'après-midi précédant l'agression. Le président lui demande s'il se souvient avoir fait l'usage d'un couteau. Il répond que non. Le juge doit insister à quatre reprises pour que l’accusé abonde enfin :"Je pense que c'est moi qui ai fait ça oui."  

Ce n'est pas la première fois que le jeune homme présente des soucis avec la boisson. En février dernier, une main courante avait été déposée suite à une bagarre à Périgueux sur fond d'alcool. Mais l'auteur des coups de couteau ne présentait aucune mention sur son casier judiciaire. 

Un drame évité

L'avocate des victimes et le procureur l'ont souligné durant l’audience, le bilan de ce fait divers aurait pu être tragique. D'abord au vu de l'état de l'agresseur. "On peut se poser des questions : et s'il avait trouvé une arme plus dangereuse qu'un petit couteau ? Et si une famille était passée par là ?" se demande l'avocate des deux frères poignardés. 

Et si une famille était passée par là ?" - maître Nadège Trion, avocate de victimes 

Le procureur pointe le danger qui existait aussi pour le jeune homme auteur des coups de couteau. Le magistrat souligne que dans le contexte de menace terroriste actuelle, l'interpellation par les forces de l'ordre aurait pu très mal se terminer pour l'agresseur.  

Parti d’Afghanistan à cause de son homosexualité  

Durant l'audience, les juges sont également revenus sur le passé et le parcours de ce demandeur d'asile afghan arrivé en France début 2016. D'après son récit, le jeune homme est persécuté dans sa famille et son village à cause de son homosexualité. À 16 ans, il décide donc de partir : l'Iran, la Grèce et puis l'arrivée au port de Toulon, où il est vite placé en foyer en tant que mineur isolé. Il étudie dans un lycée de la ville et décroche même un stage de mécanicien. 

Mais il explique ne pas avoir pu continuer de travailler à cause de sa famille qui ne voulait pas envoyer des papiers pour régulariser sa situation. S'en suit deux années d’errance entre Paris et Bordeaux. Puis des retrouvailles avec son cousin du même âge à Périgueux.   

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