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Faits divers - Justice

Coups de feu à Besançon : les riverains pointent le trafic de drogue, "ils sont tout le temps là"

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Par , France Bleu Besançon

Après les coups de feu qui ont fait trois blessés, dont deux grièvement le jour de Noël dans le quartier Planoise de Besançon, les habitants pointent du doigt le trafic de drogue. Le lieu des tirs est un point de deal très connu. Les transactions y ont repris dès le lendemain des faits.

Dans la galerie marchande du quartier Planoise, jeudi 26 décembre.
Dans la galerie marchande du quartier Planoise, jeudi 26 décembre. © Radio France - Marc Bertrand

Planoise, Besançon, France

La rubalise rouge et blanche des enquêteurs a disparu de la rue de Fribourg, les voitures de police aussi. Les impacts des coups de feu qui ont résonné dans la rue et fait trois blessés par balles le jour de Noël sont visibles sur certains murs, à hauteur de buste. Pourtant, ce sont bien les dealers, capuche sur la tête, qui sont de retour sur le parking. Une femme ramène ses courses la tête basse. Elle veut parler de ce qui s'est passé. Mais pas dans la rue : "Ils peuvent nous voir. Ils se bagarrent entre eux mais j'ai peur, ils sont dangereux".

La rue de Fribourg, un point de deal bien connu

Une fois passé la porte du hall de l'immeuble, elle observe l'extérieur depuis une guérite : "Ma fille a tout vu mercredi soir, elle était à la fenêtre", commence-t-elle. "Elle m'a dit : 'Maman, Maman, regarde, ils ont tué quelqu'un !' Elle a 9 ans ! Elle est traumatisée, elle dit qu'elle ne veut plus aller à l'école. J'ai été ce matin demandé à changer d'appartement, parce qu'on est au rez-de-chaussée, on est obligés de fermer les volets. Ils sont tout le temps là ! Ils vendent leurs choses, et on voit tout. J'ai cinq enfants. Je ne peux pas élever mes enfants au milieu de tout ça"

J'ai cinq enfants. Je ne peux pas élever mes enfants au milieu de tout ça

Le trafic, on connaît, à Planoise. On a l'habitude de croiser les guetteurs, mais on ne s'en mêle pas. Comme un monde parallèle. Les dealers sont souvent extérieurs au quartier. Dans les allées du marché central, un vieux monsieur, habitant du quartier depuis toujours, désigne du menton un jeune homme qui tient le mur un peu plus loin : "Regardez le, lui. Qu'est-ce qu'il fout, là ? Rien. Il vient de je-ne-sais-où, en tout cas, il n'est pas d'ici". Selon la police, les deux victimes grièvement blessées par les tirs ne seraient pas non plus originaires de Planoise, ni même doubiennes.

"Une balle perdue, ça peut arriver à n'importe qui"

Mais ce qui frappe le plus les habitants cette fois, c'est l'heure des coups de feu. Cela ne s'est pas passé au milieu de la nuit, mais à 19 heures.  La troisième victime, un ado de 14 ans a été blessé par ce qui semble être une balle perdue. Des impacts de balles ont été retrouvés dans une chambre d'enfants. Et ça, c'est inquiétant : "On est parents, nos enfants jouent les fenêtres ouvertes. Une balle perdue comme cet enfant qui a été blessé, ça peut arriver à n'importe qui", dit une jeune femme qui tient sa fille par la main. 

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