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Coups de feu à Chevigny : "ils ne se sont pas rendu compte que c'était la mauvaise adresse"

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Encore sous le choc, Vanessa, la propriétaire du pavillon pris pour cible par des individus armés dimanche soir à Chevigny-Saint-Sauveur, en Côte-d'Or, témoigne sur France Bleu.

Une pancarte indique le nom de la famille, pour que les tireurs sachent qu'ils ont fait erreur
Une pancarte indique le nom de la famille, pour que les tireurs sachent qu'ils ont fait erreur © Radio France - Arnaud Racapé

Ils ont été pris pour cibles, peut-être par erreur. D'après nos informations, c'est l'hypothèse la plus probable dans l'enquête - qui ne fait toutefois que commencer -, après les sept coups de feu tirés contre la façade d'un pavillon, ce dimanche après-midi, rue Marie Noël à Chevigny, en Côte-d'Or

Un quartier presque neuf, où il n'y a guère que les aboiements de chiens pour venir troubler la quiétude des résidents. En arrivant devant la maison, on découvre immédiatement une banderole, collée à la baie vitrée qui donne sur la rue, avec un message écrit en lettres capitales : "ICI VIT LA FAMILLE X". Vanessa, la mère de famille, explique : "on a mis notre nom, pour dire que ce n'était pas la famille d'avant, pour que _si jamais ils revenaient, ils ne s'en prennent pas à nous"_.

"Si mon mari avait fait la sieste dans le lit, il n'y aurait plus de mari"

Car d'après les premiers éléments, il s'agirait bien d'une erreur : la cible, c'était sans doute les propriétaires d'avant, partis il y a un an. Les gendarmes, venus recueillir la déposition de Vanessa, semblent en tout cas juger la piste plausible : "on leur a dit qui habitait dans cette maison il y a un an, et ils nous ont dit qu'ils avaient compris, qu'en fait ça n'avait _aucun rapport avec nous, mais avec les anciens propriétaires_. Ils ne savaient pas qu'ils avaient déménagé."

Après l'incompréhension, vient le choc des événements. Si les coups de feu semblent avoir été tirés plutôt pour intimider - ils visaient pour la plupart les murs de la façade-, l'une des balles a tout de même traversé la baie vitrée de la chambre parentale : "On a eu de la chance de ne pas être dans la chambre quand ils ont tiré", soupire Vanessa. "Si mon mari avait fait la sieste dans le lit, il n'y aurait plus de mari. Parce que la balle est passée _juste au-dessus du matelas_, avant de rebondir sur le mur."

Un choc psychologique, qu'il va falloir évidemment gérer, car il n'est pas question, pour Vanessa et sa famille, originaires du Nord, de quitter leur belle maison. "J'ai rappelé la gendarmerie, ils sont en train de voir pour qu'on voie un psychologue en urgence. Mon mari est parti travailler, il est infirmier en libéral, mais ça ne va pas bien. Ma grande fille ça a l'air d'aller, mais la petite elle ne voulait pas dormir cette nuit. Et puis on se demandait s'ils n'allaient pas revenir ! C'est pour ça qu'on a mis la banderole."

"On est allés se planquer au sous-sol"

Dimanche, dans un premier temps, Vanessa, son mari et leur deux filles, confortablement installés chez eux, n'ont pas cru une seule seconde à des coups de feu : "on croyait qu'il y avait quelque chose de cassé en haut, on a demandé à notre grande fille d'aller voir ce qui se passait. Elle a dit non, elle a vu une moto devant la maison avec deux messieurs, mais elle n'a pas vu d'arme, juste deux messieurs en noir, elle les a vus bloqués devant chez nous. En fait, ils venaient de tirer, mais nous on ne savait pas. Et puis ils sont repartis. On est sortis de la maison, on a vu les impacts de balles, on a appelé tout de suite la gendarmerie et on est allés se planquer au sous-sol."

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