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Faits divers – Justice

Coups de feu à Metz Bellecroix : cinq accusés devant les assises de la Moselle

lundi 18 juin 2018 à 19:29 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord

L'affaire des coups de feu qui avaient blessé deux cousins d'une vingtaine d'années à Metz Bellecroix en juin 2015 est examinée devant les assises de la Moselle depuis ce lundi. Tout était parti d'une simple bagarre.

La salle d'audience de la Cour d'assises de la Moselle
La salle d'audience de la Cour d'assises de la Moselle © Radio France - Cécile Soulé

Metz, France

L'affaire des coups de feu qui avaient blessé deux cousins d'une vingtaine d'années à Metz Bellecroix le 4 juin 2015 arrive devant les assises de la Moselle ce lundi. Gravement blessée au ventre et à la tête, l'une des victimes est restée dans le coma pendant 10 jours. Cinq hommes, des habitants de Metz et Montigny âgés de 22 à 37 ans, sont accusés de tentative d'assassinat. A bord d'une grosse voiture qu'ils avaient louée, une Porsche Cayenne, l'un deux avait tiré sur les deux victimes avec lesquelles il s'était bagarré un peu plus tôt.  

Comment une simple bagarre a dégénéré en coups de feu?

Comment une simple bagarre a dégénéré en coups de feux ? Une vengeance disproportionnésemble-t-il. Le tireur présumé, petite barbe et veste noire explique: "Dans le quartier des Allemands, ils m'ont roué de coups, ça m'a blessé dans mon estime". L'accusé principal ajoute: "Je voulais leur faire peur mais par manque de pot, je les ai touché, je m'excuse". Les deux victimes, deux cousins, se sont bagarrés avec lui un peu plus tôt. Quand ils rentrent chez eux en voiture à 2h30 du matin, la Porsche Cayenne louée par le tireur et ses amis est à quelques mètres. La scène est violente. Le fusil à canon scié les touche de plein fouet. L'un d'eux est gravement blessé à la tête et au ventre. Cet homme, de passage à Metz, restera entre la vie et la mort pendant 10 jours avant de s'en sortir finalement mais avec des séquelles.

Je voulais leur faire peur mais je ne voulais pas les toucher

"Pourquoi avez vous tiré?" demande la présidente de la Cour d'assises, Anne Cazals. "Ce sont les autres qui m'ont dit qu'il y avait une arme dans la voiture, ils m'ont dit vas-y tire". "Vous comprenez que votre réaction est disproportionnée, c'est normal de tirer sur quelqu'un après une bagarre ?", l'interpelle l'avocat des victimes, Me Cédric Demagny. "C'est trop facile, vous nous prenez pour des idiots" dénonce l'avocat d'un autre accusé, Me Alexandre Bernard.  Qui rappelle que le tireur a attendu le début de l'audience pour avouer être l'auteur des coups de feu alors que pendant 3 ans, il accusait l'un des autres occupants de la voiture. Entre les 5 anciens amis, c'est désormais chacun pour soi.