Faits divers – Justice

Cour d'Assises de la Loire : "Je faisais un rejet de cette homosexualité"

Par Anne-Laure Bousiges, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 3 février 2014 à 21:57

Maître André Buffard, avocat de Tahar Zorbi
Maître André Buffard, avocat de Tahar Zorbi © Radio France - Anne-Laure Bousiges

La cour d'Assises de la Loire juge depuis lundi, Tahar Zorbi, pour le meurtre d'un homosexuel suisse de 67 ans en février 2011. L'accusé, cet habitant de St-Just-St-Rambert âgé de 36 ans, a égorgé ce retraité à l'aide d'un couteau de cuisine.

Le Genevois a hébergé Tahar à son domicile et aurait touché le sexe de l'accusé pendant son sommeil, ce qui aurait provoqué la colère de l'accusé et ce meurtre. La personnalité de Tahar a été abordée lors de la première journée devant la Cour d'Assises de la Loire, Anne-Laure Bousiges.

Assises Suisse égorgé ENRO

"Je faisais un rejet de cette sexualité, de cette homosexualité" Tahar Zorbi, l'accusé.

L'accusé tente d'expliquer sa réaction par ses problèmes personnels : Un frère condamné pour tentative d'homicide, un autre frère qui s'est donné la mort en 2001 et surtout une homosexualité qu'il a eu du mal à accepter.

 

"Il a parfaitement conscience qu'il a commis un acte horrible" Maître André Buffard, avocat de Tahar Zorbi.

Depuis ses 18 ans, Tahar a été condamné à 8 reprises essentiellement pour des faits de violences.

 

Maître Renaud Portejoie, avocat de la partie civile - Radio France
Maître Renaud Portejoie, avocat de la partie civile © Radio France - Anne-Laure Bousiges

  "Il y a deux facettes dans cette personnalité : hétérosexuel, serviable, gentil et le délinquant avec des violences très lourdes et ce meurtre terrible" Maître Renaud Portejoie, avocat de la partie civile.

Tahar reconnait sans difficulté le meurtre, mais lors de l'audience lundi, il était question de sa sexualité homosexuelle qu'il a eu du mal à accepter.

Assises Suisse égorgé PAP

Et ce mardi, les experts psychologues évoqueront de nouveau la personnalité de l'accusé et puis la cour se penchera plus précisement sur les faits avec, notamment, l'audition du médecin légiste.