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Faits divers – Justice

Cour d'assises de Pau : le portrait au vitriol de Christophe Boulay, l'assassin présumé de Ger

lundi 24 septembre 2018 à 19:07 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

Au premier jour de procès, la cour s'est interessé à la personnalité de l'assassin présumé. Christophe Boulay : mauvais père, égoiste, grossier, violent et toxicomane.

La carabine et son silencieux sur la table des pièces à conviction
La carabine et son silencieux sur la table des pièces à conviction © Radio France - Daniel Corsand

Ger, France

L'assassin présumé d'Ahmid Abidallah est  jugé  cette semaine à PAU. Christophe Boulay, 45 ans, comparait depuis ce lundi devant la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques. Les faits remontent au 24 novembre 2014 à Ger. Le corps de la victime a été retrouvé 11 mois plus tard dans un puits, dans la cour de sa maison. Au cœur de l'affaire une dette de stupéfiant. La première journée d'audience a été mauvaise pour l'accusé. On a étudié sa personnalité.

Un portrait au vitriol

C'est sa propre fille Aurélie qui a eu les mots les plus durs. A la première question de la cour qui lui demande de décrire son père, la jeune femme de 21 ans lâche deux mots, deux adjectifs : "menteur et manipulateur". De toute évidence, elle déteste son père. et cela même avant les faits. La présidente au bout d'un moment lui demande :avez-vous des images positives de votre père? Aurélie répond :  "non". Sèchement. Elle a raconté les coups et les insultes pendant son enfance et son adolescence. Les barrettes de "shit" qui traînent partout dans la maison. "Je me doutais bien que ce n'était pas des plaquettes de chocolats". Elle raconte qu'il y avait beaucoup de monde qui passaient chez elle, cinq minutes, le temps d'une transaction dans la caravane qui était dans la grange. Aurélie a parlé de sa sœur aînée, qui était la préférée. Qu'il emmenait dans ses sorties la nuit. Qu'il a initié à la drogue à 16 ans. Elle a aussi raconté, en larme, son dégoût rétrospectif en se souvenant d'avoir vu son père réconforter le frère et la sœur d'Ahmid Abidallah en les prenant dans ses bras, quelques jours après la disparition de leur frère.

"J'aurais pas touché à la drogue, j'aurais pas fait tout ça"

Pour le moment, la cour n'a pas étudier les faits. Mais à travers les premiers mots de Christophe Boulay, on devine ce que sera sa ligne de défense. Il a expliqué que si il a exécuté Ahmid Abidallah, c'est parce qu'il avait peur. Qu'il avait reçu des menaces sur sa fille. Il va même tenter de convaincre qu'il n'y avait pas préméditation. La cour va, à partir de ce mardi, se pencher dans le détail, sur les faits. Mais la présidente lui a demandé de les évoquer spontanément. Le récit de Christophe Boulay a été laconique, mécanique et froid : 

"je l'ai appelé. Il est arrivé chez moi. J'ai tiré. Je l'ai mis sous une bâche et après dans le puits. La chaux, je l'ai mise plus tard".

Il faudra en dire plus ces prochains jours.