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Faits divers – Justice

Cour d'assises de Pau : les explications trop courtes de l'instituteur de Beaulieu

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Par , France Bleu Béarn

Ce mercredi, Pierre Morié a commencé à s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés : des viols et des agressions sexuelles sur six de ses élèves, entre 1985 et 1992 à l'institut Beaulieu de Salies de Béarn

La salle d'audience avant la reprise des débats
La salle d'audience avant la reprise des débats © Radio France - Daniel Corsand

Salies-de-Béarn, France

Lors du troisième jour de son procès ce mercredi, Pierre Morié s'est exprimé sur les faits devant la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau. Cet ancien instituteur de 83 ans est jugé pour des faits de viols et agressions sexuelles sur six anciens élèves. Des faits commis entre 1985 et 1992, au sein de l'institut Beaulieu à Salies-de-Béarn. Cette troisième journée a encore beaucoup consisté à entendre des anciens élèves, victimes ou témoins. Mais on a aussi entendu l'accusé se justifier. Tout en niant tous les faits de viols et d'agressions sexuelles, Pierre Morié a expliqué qu'avec certains de ses élèves il avait des relations particulières.

"Le gentil monsieur Pierre"

Avec ses élèves, Pierre Mourié entretenait une relation affective, paternelle et tactile. Il présente même cela comme une méthode pédagogique auprès d'enfants en difficultés pour la plupart. Les mauvais élèves pouvaient passer tout un cours sur ses genoux. À propos d'une victime, il a expliqué : "Elle n'aurait pas dû être sur mes genoux. Elle travaillait bien. Mais c'est elle qui a demandé à venir sur mes genoux." Il va même plus loin en expliquant que c'est elle qui lui faisait des bisous.  

Il faut comprendre qu'à Beaulieu on était sévère avec les enfants. Avec des corrections. Pour beaucoup, avec sa douceur et sa gentillesse, Pierre Morié était un refuge pour les plus fragiles. Une ancienne élève raconte même que les filles se disputaient l'affection du professeur. Une autre explique que longtemps, elle a pensé que ce qu'elle a subi était normal. Quant à Pierre Morié, à l'audience, avec un accent béarnais contrarié que l'on trouve chez les gens instruits, il a tenté de justifier ce lien bel et bien anormal avec ses élèves : "Je ne me suis pas posé de questions. À l'époque, on ne se posait pas de questions."

Pierre Morié doit encore être entendu ce jeudi sur les faits. Le procès dure toute la semaine. Verdict vendredi soir.  

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